Livre III - Chapitre 33
Prologue en vers | Chapitre 1 | Chapitre 2 | Chapitre 3 | Chapitre 4 | Chapitre 5 | Chapitre 6 | Chapitre 7 | Chapitre 8 | Chapitre 9 | Chapitre 10 | Chapitre 11 | Chapitre 12 | Chapitre 13 | Chapitre 14 | Chapitre 15 | Chapitre 16 | Chapitre 17 | Chapitre 18 | Chapitre 19 | Chapitre 20 | Chapitre 21 | Chapitre 22 | Chapitre 23 | Chapitre 24 | Chapitre 25 | Chapitre 26 | Chapitre 27 | Chapitre 28 | Chapitre 29 | Chapitre 30 | Chapitre 31 | Chapitre 32 | Chapitre 33









§Si le recit deuant mys ne ſuffyt. Du roy pepin en ce que deſſus feyt. [5300]Reſte ſcauoir comme vng dvc daquitaine. Ne tenant foy de leaulte certaine Par luy en fin ſe trouua deſconfyt.
§Chapitre xxxiiie
§fo vixxxv.
§Pepin faict guerre a gayſire. LAnnee apꝛes / que pepin eut domptee. Celle fierte ſi gꝛande / et redoubtee. [5305]De saxonye : abſtraincte mettre au but. Du terme eſcheu / ſon annuel tribut. §Dur mautalent / comme au cueur eſchauffe yꝛe Bien foꝛt leſmeut encontre gayfire. Duc daquitaine / emply de vanite. [5310]Qui ſur legliſe et ſon immunite. Contreuenoit / Ceſte choſe entendue. Ladmonneſta / ne leuer ſomme indeue. Sur le clerge / diſant cela ſentir. Tyꝛanniſer / et que ſe conſentir. [5315]Faire enuers dieu / et les ſiens telle offenſe. Auroit beſoing de ſe mettre en deffenſe. Car bien penſoit du criminel excez. Par glaiue et feu deſpeſcher le pꝛocez. Non pour cela / feyt extime quelconques. [5320]De ſa parolle et trauailla plus que onques. Les gentz degliſe / A ces cauſes marcha. Pepin ſur luy / mais ſi toſt que appꝛocha.
§Duc daquitaine. §fovixxxui. Et quil le ſceut / a puiſſance la tendꝛe. Il ne fut pas ſi hardy de lattendꝛe. [5325]Si luy manda que a legliſe rendꝛoit. Tout ce que auoit delle pꝛis oꝛendꝛoit. Et beaucoup plus encoꝛes dauentaige. Pource liura deux hommes en hoſtaige. De gꝛand eſtat et noble / entre ſes mains. [5330]Par quoy ceſſa la guerre et neantmoins Quant ſceut larmee / eſtre du tout rompue. Le faulx en cueur / et de foy coꝛrompue. Non pour iurer / nauoir hoſtaiges mys. Ne tint vng mot de ce que auoit pꝛomys. [5335]Mais pour venger ſa honteuſe vergongne. Son oſt mena vers challons en bourgongne. La ville pꝛint et gꝛand pays gaſta. Dont cela ſceu / pepin ſes gentz haſta. En aquitaine / ou ſur places et villes. [5340]Foꝛt chaſtya / les condicions villes. De linfracteur de paix et vnion. Contraire a toute honneſte oppinion. Puis commanda dꝛeſſer tentes et loges. Iuſques dedans la cite de lymoges.
§Aquitaine rendue a pepin va de vie a treſpaz [5345]La ce vaillant et victoꝛieux roy. Myct le pays au piteux deſarroy. Ou guerre mect vne terre habillee. Par feu et ſang deſolee et pillee. §Le peuple loꝛs ſe voyant mal traicte. [5350]Ia par ſept ans deſte en aultre eſte. Et par ſept foyz poꝛtant telles ſecouſſes. Daccoꝛd commun ſans effoꝛtz de repouſſes. Gentz et pays ſubmys a ſes mercys. Fut celuy duc des ſiens meſmes occiz. [5355]Et par ainſi ſe tint a heure deue. Pour la pluſpart aquitaine rendue. A ce bon roy / Loꝛs a xainctes alla. Sa femme auſſi / -::::- auec ſes filz / et la. De maladie endura vne ataincte. [5360]§Peu iours apꝛes / ia lextimant extaincte. Se tranſpoꝛta vers ſainct martin de Tours. Ou ſa pꝛiere y feyt / puis ſans deſtours. Gaigna paris / La celle qui abꝛeige. Long cours de vie / et doulleur foꝛte engꝛeige [5365]Le ſaiſyt lan ſept centz ſoixante et huyt. Loꝛs pour lobſeque acomplir fut conduyt.
§Du ſainct homme gengoul. §fo vixxxuii. A ſainct denys et mys en ſepulture. Soubz vng ſercueil dancienne ſculpture. §Durant le temps de ce victoꝛieux. [5370]Roy triumphant / le ſainct et gloꝛieux. Amy de dieu floꝛiſſoit en bourgongne. Comme vng autheur de credit le teſmongne. Ce fut le bon pꝛeudhomme de renom. Selon ſon dict / qui gengoul auoit nom. [5375]Femme eſpouſa dont ſe trouua mal ayſe. Car ſur elle eut ſuſpicion mauuaiſe. Voyant dardeur ſon deſir alterer. Doubtoit le coꝛps par vice adulterer. §Oꝛ comme vng iour / ioignant quelq̄ fontaine. [5380]Fuſſent aſſiz / Elle fiere et haultaine. Pource que luy qui ſon honneur aymoit. Moult aſpꝛement de ce caz la blaſmnoit. Pleine de faulſe et vaine ypocriſye. Pour le getter de celle fantaſye. [5385]Foꝛt ſexcuſa par gꝛandz ſermentz et veux. §Adonq luy dit / amye ſe tu veulx. Que adiouxte foy a ton dire / Tranſpoꝛte. Ton bꝛaz en leau / et ceſte pierre appoꝛte.
§Miracles de ſainct gengoul. Que voy au fontz / Alloꝛs ſeray content. [5390]De ton excuſe / Elle qui bien ſe attend. Par ce moyen demourer franche et quicte. La myct ſon bꝛaz / mais la chair toute cuytte En retira / dont delle departit. Et la moitye de ſes biens luy partit. [5395]§En hermitaige / alla vzer ſa vie. Et eut penſee a dieu toute rauye. Mais toſt apꝛes / ceſte villaine / affin. De ſe venger / feyt ſon coꝛps mettre a fin. Par le paillard / qui en la continue. [5400]De folle amour lauoit entretenue. §A ſon treſpaz gꝛand peuple et merueilleux. Pour ſon renom / et faictz miraculeux. Sur le tumbeau alla faire pꝛiere. Et offrir veux / par quoy la chamberiere. [5405]De ceſte femme / ayſe de tel honneur. Et ſainctete / luy dit / que a ſon ſeigneur. On poꝛtoit veux / autour des tabernacles. Ou repoſoit / et quil faiſoit miracles. Ladmonneſtant / que pour ſa garyſon. [5410]Au lieu allaſt faire ſon oꝛaiſon.
§Durant ſa vie et apres ſon treſpaz§fo vixxxuiii. Ceſt bien reſue va dire la meſchante. Miracles faict autant que mon cul chante. §A ce beau mot commenca les ſonnetz. Du vent de noꝛt / qui guieres ne ſont netz. [5415]Touſiours depuis / en la ſexte ferye. Qui fut le iour que mourut par furye. A chacun mot que ſa bouche diſoit. Son trou puant autant de petz faiſoit. Ce fut vng caz de foꝛt aygꝛe ſentence. [5420]Et meſt auiz quoy que femme ſente en ce. Cela deuoir diſtraire de moquer. Les bons maryz / que dieu veult colloquer. La ſus au ciel / et la folle nenſuyure. Qui ſon malheur voulut ainſi pourſuyure. [5425]Car onques puis / que le miracle ouyt. Et ſen moqua / ſon bꝛodier ne clouyt. Tous vendꝛedys ſonna les chanſonnettes. Qui au notter ne poꝛtent chantz honneſtes. §Ce meſme temps eſuita les dangiers. [5430]Du cours mondain / Aulbin paſteur dangiers. Obtenant fleur / de ſaincte renommee. Eſcripte aux cieulx et en terre nommee.
§Sainct euthere eſleu archeueſq de lyon Religion dhabondante ferueur. Pour plaire a dieu nr̄e benoiſt saulueur. [5435]§Semblablement euthere ſainct hermite. Acquerant nom de floꝛiſſant merite. Dompta loꝛgueil du rauiſſant leon. Fut archeueſque et paſteur de lyon. Eſleu par voix celeſte et angelique. [5440]Tant obſerua la reigle euangelique. Quil merita entre cueurs netz et ſains. Eſtre nombꝛe aueq les benoiſtz ſainctz. §Selon que au long nr̄e hyſtoire contemple. Oꝛes pourroye icy faire compte ample. [5445]Dhommes pluſieurs / qui ont au ſein tete. Le laict deuot dhonneſte ſainctete. Mais ie men tays / aſſez ont exemplaire. Ieunes pꝛelatz ſi a dieu veullent plaire. Ediffier peuples / du bon endꝛoict. [5450]Suffiſe a tant quant chacun yꝛa dꝛoict. Loꝛs charite / qui zele aux cueurs alume. Les eſmouura / ceſt fin du tiers volume
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§Si le recit devant mys ne suffyt Du roy PepinPépin le Bref (714 — 24/09/768) Maire du Palais de Neustrie (741-751)
Roi des Francs (751-768)
, en ce que dessus feyt, [5300]Reste sçavoir comme ung duc d'Aquitaine, Ne tenant foy de leaulté certaine, Par luy en fin se trouva desconfyt.
§Chapitre xxxiije.
§PepinPépin le Bref (714 — 24/09/768) Maire du Palais de Neustrie (741-751)
Roi des Francs (751-768)
faict guerre à GaysireWaïfre (VIIIsiècle — 768) Duc d'Aquitaine et de Vasconie L'annee aprés que PepinPépin le Bref (714 — 24/09/768) Maire du Palais de Neustrie (741-751)
Roi des Francs (751-768)
eut domptee Celle fierté, si grande et redoubtee, [5305]De Saxonye, abstraincte mettre au but, Du terme escheu son annuel tribut. §Dur mautalent, comme au cueur eschauffe yre, Bien fort l'esmeut encontre GayfireWaïfre (VIIIsiècle — 768) Duc d'Aquitaine et de Vasconie, Duc d'Aquitaine, emply de vanité, [5310]Qui sur l'eglise et son immunité, Contrevenoit. Ceste chose entendue, L'admonnesta ne lever somme indeue, Sur le clergé, disant cela sentir Tyranniser, et que se consentir [5315]Faire envers DieuDieu Concept de Dieu dans le christianisme et les siens telle offense, Auroit besoing de se mettre en deffense. Car bien pensoit, du criminel excez, Par glaive et feu despescher le procez. Non pour cela feyt extime quelconques [5320]De sa parolle et travailla plus que onques Les gentz d'eglise. À ces causes, marcha PepinPépin le Bref (714 — 24/09/768) Maire du Palais de Neustrie (741-751)
Roi des Francs (751-768)
sur luy. Mais si tost que approcha
§Duc d'Aquitaine Et qu'il le sceut à puissance là tendre, Il ne fut pas si hardy de l'attendre. [5325]Si luy manda que à l'eglise rendroit Tout ce que avoit d'elle pris orendroit, Et beaucoup plus encores daventaige. Pour ce, livra deux hommes en hostaige, De grand estat et noble, entre ses mains, [5330]Par quoy cessa la guerre. Et neantmoins, Quant sceut l'armee estre du tout rompue, Le faulx en cueur, et de foy corrompue, Non pour jurer n'avoir hostaiges mys, Ne tint ung mot de ce que avoit promys. [5335]Mais pour venger sa honteuse vergongne, Son ost mena vers Challons en Bourgongne. La ville print et grand paÿs gasta. Dont cela sceu, PepinPépin le Bref (714 — 24/09/768) Maire du Palais de Neustrie (741-751)
Roi des Francs (751-768)
ses gentz hasta, En Aquitaine où, sur places et villes, [5340]Fort chastya les condicions villes De l'infracteur de paix et unïon, Contraire à toute honneste oppinïon. Puis commanda dresser tentes et loges Jusques dedans la cité de Lymoges.
§Aquitaine rendue à PepinPépin le Bref (714 — 24/09/768) Maire du Palais de Neustrie (741-751)
Roi des Francs (751-768)
, va de vie à trespaz [5345]Là, ce vaillant et victorieux roy Myct le paÿs au piteux desarroy Où guerre mect une terre habillee, Par feu et sang desolee et pillee. §Le peuple, lors, se voyant mal traicté, [5350]Ja par sept ans, d'esté en aultre esté, Et par sept foyz portant telles secousses, D'accord commun, sans effortz de repousses, Gentz et paÿs submys à ses mercys, Fut celuy duc des siens mesmes occiz. [5355]Et par ainsi, se tint à heure deue, Pour la pluspart, Aquitaine rendue À ce bon roy. Lors, à Xainctes alla, Sa femme aussi, avec ses filz, et là, De maladie endura une ataincte. [5360]§Peu jours aprés, ja l'extimant extaincte, Se transporta vers sainct Martin de Tours, Où sa prïere y feyt. Puis, sans destours, Gaigna Paris. Là, celle qui abreige Long cours de vie et doulleur forte engreige, [5365]Le saisyt, l'an sept centz soixante et huyt. Lors, pour l'obseque acomplir, fut conduyt
§Du sainct homme GengoulGangolf d'Avallon (circa 702 — circa 760) Saint catholique et orthodoxe originaire de Bourgogne À sainct Denys et mys en sepulture Soubz ung sercueil d'ancienne sculpture. §Durant le temps de ce victorïeux [5370]Roy triumphant, le sainct et glorïeux Amy de DieuDieu Concept de Dieu dans le christianisme florissoit en Bourgongne, Comme ung autheur de credit le tesmongne. Ce fut le bon preud'homme de renom, Selon son dict, qui GengoulGangolf d'Avallon (circa 702 — circa 760) Saint catholique et orthodoxe originaire de Bourgogne avoit nom. [5375]Femme espousa dont se trouva mal ayse, Car sur elle eut suspicïon mauvaise, Voyant d'ardeur son desir alterer, Doubtoit le corps par vice adulterer. §Or comme ung jour, joignant quelque fontaine, [5380]Fussent assiz, elle, fiere et haultaine, Pource que luy, qui son honneur aymoit, Moult asprement de ce caz la blasmnoit, Pleine de faulse et vaine ypocrisye, Pour le getter de celle fantasye, [5385]Fort s'excusa par grandz sermentz et veux. §Adonq luy dit : « Amyë, se tu veulx Que adjouxte foy à ton dire, transporte Ton braz en l'eau, et ceste pierre apporte,
§Miracles de sainct GengoulGangolf d'Avallon (circa 702 — circa 760) Saint catholique et orthodoxe originaire de Bourgogne Que voy au fontz. Allors, seray content [5390]De ton excuse. » Elle, qui bien se attend, Par ce moyen, demourer franche et quicte, Là myct son braz. Mais là chair toute cuytte En retira, dont d'elle departit, Et la moityé de ses biens luy partit. [5395]§En hermitaige alla uzer sa vie, Et eut pensee à DieuDieu Concept de Dieu dans le christianisme toute ravye. Mais tost aprés, ceste villaine, affin De se venger, feyt son corps mettre à fin, Par le paillard qui en là, continue, [5400]De folle amour l'avoit entretenue. §À son trespaz, grand peuple et merveilleux, Pour son renom et faictz miraculeux, Sur le tumbeau alla faire prïere, Et offrir veux. Par quoy la chamberiere [5405]De ceste femme, ayse de tel honneur Et saincteté, luy dit que à son seigneur, On portoit veux autour des tabernacles Où reposoit, et qu'il faisoit miracles, L'admonnestant que, pour sa garyson, [5410]Au lieu allast faire son oraison.
§Durant sa vie et aprés son trespaz « C'est bien resvé, va dire la meschante, Miracles faict autant que mon cul chante »1. §À ce beau mot, commença les sonnetz Du vent de nort, qui guieres ne sont netz. [5415]Tousjours depuis, en la sexte ferye, Qui fut le jour que mourut par furye, À chacun mot que sa bouche disoit, Son trou puant autant de petz faisoit. Ce fut ung caz de fort aygre sentence, [5420]Et m'est aviz, quoy que femme sente en ce, Cela devoir distraire de moquer Les bons maryz que DieuDieu Concept de Dieu dans le christianisme veult colloquer Là sus au ciel, et la folle n'ensuyvre, Qui son malheur voulut ainsi poursuyvre, [5425]Car onques puis que le miracle ouyt Et s'en moqua, son brodier ne clouyt. Tous vendredys sonna les chansonnettes Qui au notter ne portent chantz honnestes2. §Ce mesme temps, esvita les dangiers [5430]Du cours mondain AulbinAubin d'Angers (circa 469 — circa 550) Evêque d'Angers, pasteur d'Angiers, Obtenant fleur de saincte renommee, Escripte aux cieulx et en terre nommee
§Sainct EuthereEthère de Lyon (VIsiècle — circa 602) Evêque de Lyon et saint français esleu archeuesq de Lyon Religïon d'habondante ferveur, Pour plaire à DieuDieu Concept de Dieu dans le christianisme notre benoist Saulveur. [5435]§Semblablement Euthere, sainct hermite, Acquerant nom de florissant merite, Dompta l'orgueil du ravissant leon, Fut archevesque et pasteur de Lÿon, Esleu par voix celeste et angelique. [5440]Tant observa la reigle evangelique Qu'il merita, entre cueurs netz et sains, Estre nombré aveq les benoistz sainctz. §Selon que au long notre hystoire contemple, Ores pourroye icy faire compte ample [5445]D'hommes plusieurs qui ont au sein teté Le laict devot d'honneste saincteté. Mais je m'en tays. Assez ont exemplaire Jeunes prelatz, si à DieuDieu Concept de Dieu dans le christianisme veullent plaire Ediffier peuples. Du bon endroict [5450]Suffise à tant ; quant chacun yra droict, Lors charité, qui zele aux cueurs alume, Les esmouvra. C'est fin du tiers volume.
Note n°1
La comparaison, qui semble proverbiale, n'est pas répertorié dans
le DMF.
Note n°2
Soucieux d'édifier et de distraire son auditoire (qui comprend un
jeune roi volontiers séducteur), Cretin termine son volume
historiographique par un récit moral (prêchant contre l'adultère),
mais aussi mysogyne (c'est la femme qui est excessivement gouvernée
par le vice) et scatologique, le tout dans l'hilarité des rimes
équivoques faisant résonner les termes renvoyant aux
flatulences.
Travail en cours









§Si le recit deuant mys ne ſuffyt. Du roy pepin en ce que deſſus feyt. [5300]Reſte ſcauoir comme vng dvc daquitaine. Ne tenant foy de leaulte certaine Par luy en fin ſe trouua deſconfyt.
§Chapitre xxxiiie
§fo vixxxv.
§Pepin faict guerre a gayſire. LAnnee apꝛes / que pepin eut domptee. Celle fierte ſi gꝛande / et redoubtee. [5305]De saxonye : abſtraincte mettre au but. Du terme eſcheu / ſon annuel tribut. §Dur mautalent / comme au cueur eſchauffe yꝛe Bien foꝛt leſmeut encontre gayfire. Duc daquitaine / emply de vanite. [5310]Qui ſur legliſe et ſon immunite. Contreuenoit / Ceſte choſe entendue. Ladmonneſta / ne leuer ſomme indeue. Sur le clerge / diſant cela ſentir. Tyꝛanniſer / et que ſe conſentir. [5315]Faire enuers dieu / et les ſiens telle offenſe. Auroit beſoing de ſe mettre en deffenſe. Car bien penſoit du criminel excez. Par glaiue et feu deſpeſcher le pꝛocez. Non pour cela / feyt extime quelconques. [5320]De ſa parolle et trauailla plus que onques. Les gentz degliſe / A ces cauſes marcha. Pepin ſur luy / mais ſi toſt que appꝛocha.
§Duc daquitaine. §fovixxxui. Et quil le ſceut / a puiſſance la tendꝛe. Il ne fut pas ſi hardy de lattendꝛe. [5325]Si luy manda que a legliſe rendꝛoit. Tout ce que auoit delle pꝛis oꝛendꝛoit. Et beaucoup plus encoꝛes dauentaige. Pource liura deux hommes en hoſtaige. De gꝛand eſtat et noble / entre ſes mains. [5330]Par quoy ceſſa la guerre et neantmoins Quant ſceut larmee / eſtre du tout rompue. Le faulx en cueur / et de foy coꝛrompue. Non pour iurer / nauoir hoſtaiges mys. Ne tint vng mot de ce que auoit pꝛomys. [5335]Mais pour venger ſa honteuſe vergongne. Son oſt mena vers challons en bourgongne. La ville pꝛint et gꝛand pays gaſta. Dont cela ſceu / pepin ſes gentz haſta. En aquitaine / ou ſur places et villes. [5340]Foꝛt chaſtya / les condicions villes. De linfracteur de paix et vnion. Contraire a toute honneſte oppinion. Puis commanda dꝛeſſer tentes et loges. Iuſques dedans la cite de lymoges.
§Aquitaine rendue a pepin va de vie a treſpaz [5345]La ce vaillant et victoꝛieux roy. Myct le pays au piteux deſarroy. Ou guerre mect vne terre habillee. Par feu et ſang deſolee et pillee. §Le peuple loꝛs ſe voyant mal traicte. [5350]Ia par ſept ans deſte en aultre eſte. Et par ſept foyz poꝛtant telles ſecouſſes. Daccoꝛd commun ſans effoꝛtz de repouſſes. Gentz et pays ſubmys a ſes mercys. Fut celuy duc des ſiens meſmes occiz. [5355]Et par ainſi ſe tint a heure deue. Pour la pluſpart aquitaine rendue. A ce bon roy / Loꝛs a xainctes alla. Sa femme auſſi / -::::- auec ſes filz / et la. De maladie endura vne ataincte. [5360]§Peu iours apꝛes / ia lextimant extaincte. Se tranſpoꝛta vers ſainct martin de Tours. Ou ſa pꝛiere y feyt / puis ſans deſtours. Gaigna paris / La celle qui abꝛeige. Long cours de vie / et doulleur foꝛte engꝛeige [5365]Le ſaiſyt lan ſept centz ſoixante et huyt. Loꝛs pour lobſeque acomplir fut conduyt.
§Du ſainct homme gengoul. §fo vixxxuii. A ſainct denys et mys en ſepulture. Soubz vng ſercueil dancienne ſculpture. §Durant le temps de ce victoꝛieux. [5370]Roy triumphant / le ſainct et gloꝛieux. Amy de dieu floꝛiſſoit en bourgongne. Comme vng autheur de credit le teſmongne. Ce fut le bon pꝛeudhomme de renom. Selon ſon dict / qui gengoul auoit nom. [5375]Femme eſpouſa dont ſe trouua mal ayſe. Car ſur elle eut ſuſpicion mauuaiſe. Voyant dardeur ſon deſir alterer. Doubtoit le coꝛps par vice adulterer. §Oꝛ comme vng iour / ioignant quelq̄ fontaine. [5380]Fuſſent aſſiz / Elle fiere et haultaine. Pource que luy qui ſon honneur aymoit. Moult aſpꝛement de ce caz la blaſmnoit. Pleine de faulſe et vaine ypocriſye. Pour le getter de celle fantaſye. [5385]Foꝛt ſexcuſa par gꝛandz ſermentz et veux. §Adonq luy dit / amye ſe tu veulx. Que adiouxte foy a ton dire / Tranſpoꝛte. Ton bꝛaz en leau / et ceſte pierre appoꝛte.
§Miracles de ſainct gengoul. Que voy au fontz / Alloꝛs ſeray content. [5390]De ton excuſe / Elle qui bien ſe attend. Par ce moyen demourer franche et quicte. La myct ſon bꝛaz / mais la chair toute cuytte En retira / dont delle departit. Et la moitye de ſes biens luy partit. [5395]§En hermitaige / alla vzer ſa vie. Et eut penſee a dieu toute rauye. Mais toſt apꝛes / ceſte villaine / affin. De ſe venger / feyt ſon coꝛps mettre a fin. Par le paillard / qui en la continue. [5400]De folle amour lauoit entretenue. §A ſon treſpaz gꝛand peuple et merueilleux. Pour ſon renom / et faictz miraculeux. Sur le tumbeau alla faire pꝛiere. Et offrir veux / par quoy la chamberiere. [5405]De ceſte femme / ayſe de tel honneur. Et ſainctete / luy dit / que a ſon ſeigneur. On poꝛtoit veux / autour des tabernacles. Ou repoſoit / et quil faiſoit miracles. Ladmonneſtant / que pour ſa garyſon. [5410]Au lieu allaſt faire ſon oꝛaiſon.
§Durant ſa vie et apres ſon treſpaz§fo vixxxuiii. Ceſt bien reſue va dire la meſchante. Miracles faict autant que mon cul chante. §A ce beau mot commenca les ſonnetz. Du vent de noꝛt / qui guieres ne ſont netz. [5415]Touſiours depuis / en la ſexte ferye. Qui fut le iour que mourut par furye. A chacun mot que ſa bouche diſoit. Son trou puant autant de petz faiſoit. Ce fut vng caz de foꝛt aygꝛe ſentence. [5420]Et meſt auiz quoy que femme ſente en ce. Cela deuoir diſtraire de moquer. Les bons maryz / que dieu veult colloquer. La ſus au ciel / et la folle nenſuyure. Qui ſon malheur voulut ainſi pourſuyure. [5425]Car onques puis / que le miracle ouyt. Et ſen moqua / ſon bꝛodier ne clouyt. Tous vendꝛedys ſonna les chanſonnettes. Qui au notter ne poꝛtent chantz honneſtes. §Ce meſme temps eſuita les dangiers. [5430]Du cours mondain / Aulbin paſteur dangiers. Obtenant fleur / de ſaincte renommee. Eſcripte aux cieulx et en terre nommee.
§Sainct euthere eſleu archeueſq de lyon Religion dhabondante ferueur. Pour plaire a dieu nr̄e benoiſt saulueur. [5435]§Semblablement euthere ſainct hermite. Acquerant nom de floꝛiſſant merite. Dompta loꝛgueil du rauiſſant leon. Fut archeueſque et paſteur de lyon. Eſleu par voix celeſte et angelique. [5440]Tant obſerua la reigle euangelique. Quil merita entre cueurs netz et ſains. Eſtre nombꝛe aueq les benoiſtz ſainctz. §Selon que au long nr̄e hyſtoire contemple. Oꝛes pourroye icy faire compte ample. [5445]Dhommes pluſieurs / qui ont au ſein tete. Le laict deuot dhonneſte ſainctete. Mais ie men tays / aſſez ont exemplaire. Ieunes pꝛelatz ſi a dieu veullent plaire. Ediffier peuples / du bon endꝛoict. [5450]Suffiſe a tant quant chacun yꝛa dꝛoict. Loꝛs charite / qui zele aux cueurs alume. Les eſmouura / ceſt fin du tiers volume
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§Si le recit devant mys ne suffyt Du roy PepinPépin le Bref (714 — 24/09/768) Maire du Palais de Neustrie (741-751)
Roi des Francs (751-768)
, en ce que dessus feyt, [5300]Reste sçavoir comme ung duc d'Aquitaine, Ne tenant foy de leaulté certaine, Par luy en fin se trouva desconfyt.
§Chapitre xxxiije.
§PepinPépin le Bref (714 — 24/09/768) Maire du Palais de Neustrie (741-751)
Roi des Francs (751-768)
faict guerre à GaysireWaïfre (VIIIsiècle — 768) Duc d'Aquitaine et de Vasconie L'annee aprés que PepinPépin le Bref (714 — 24/09/768) Maire du Palais de Neustrie (741-751)
Roi des Francs (751-768)
eut domptee Celle fierté, si grande et redoubtee, [5305]De Saxonye, abstraincte mettre au but, Du terme escheu son annuel tribut. §Dur mautalent, comme au cueur eschauffe yre, Bien fort l'esmeut encontre GayfireWaïfre (VIIIsiècle — 768) Duc d'Aquitaine et de Vasconie, Duc d'Aquitaine, emply de vanité, [5310]Qui sur l'eglise et son immunité, Contrevenoit. Ceste chose entendue, L'admonnesta ne lever somme indeue, Sur le clergé, disant cela sentir Tyranniser, et que se consentir [5315]Faire envers DieuDieu Concept de Dieu dans le christianisme et les siens telle offense, Auroit besoing de se mettre en deffense. Car bien pensoit, du criminel excez, Par glaive et feu despescher le procez. Non pour cela feyt extime quelconques [5320]De sa parolle et travailla plus que onques Les gentz d'eglise. À ces causes, marcha PepinPépin le Bref (714 — 24/09/768) Maire du Palais de Neustrie (741-751)
Roi des Francs (751-768)
sur luy. Mais si tost que approcha
§Duc d'Aquitaine Et qu'il le sceut à puissance là tendre, Il ne fut pas si hardy de l'attendre. [5325]Si luy manda que à l'eglise rendroit Tout ce que avoit d'elle pris orendroit, Et beaucoup plus encores daventaige. Pour ce, livra deux hommes en hostaige, De grand estat et noble, entre ses mains, [5330]Par quoy cessa la guerre. Et neantmoins, Quant sceut l'armee estre du tout rompue, Le faulx en cueur, et de foy corrompue, Non pour jurer n'avoir hostaiges mys, Ne tint ung mot de ce que avoit promys. [5335]Mais pour venger sa honteuse vergongne, Son ost mena vers Challons en Bourgongne. La ville print et grand paÿs gasta. Dont cela sceu, PepinPépin le Bref (714 — 24/09/768) Maire du Palais de Neustrie (741-751)
Roi des Francs (751-768)
ses gentz hasta, En Aquitaine où, sur places et villes, [5340]Fort chastya les condicions villes De l'infracteur de paix et unïon, Contraire à toute honneste oppinïon. Puis commanda dresser tentes et loges Jusques dedans la cité de Lymoges.
§Aquitaine rendue à PepinPépin le Bref (714 — 24/09/768) Maire du Palais de Neustrie (741-751)
Roi des Francs (751-768)
, va de vie à trespaz [5345]Là, ce vaillant et victorieux roy Myct le paÿs au piteux desarroy Où guerre mect une terre habillee, Par feu et sang desolee et pillee. §Le peuple, lors, se voyant mal traicté, [5350]Ja par sept ans, d'esté en aultre esté, Et par sept foyz portant telles secousses, D'accord commun, sans effortz de repousses, Gentz et paÿs submys à ses mercys, Fut celuy duc des siens mesmes occiz. [5355]Et par ainsi, se tint à heure deue, Pour la pluspart, Aquitaine rendue À ce bon roy. Lors, à Xainctes alla, Sa femme aussi, avec ses filz, et là, De maladie endura une ataincte. [5360]§Peu jours aprés, ja l'extimant extaincte, Se transporta vers sainct Martin de Tours, Où sa prïere y feyt. Puis, sans destours, Gaigna Paris. Là, celle qui abreige Long cours de vie et doulleur forte engreige, [5365]Le saisyt, l'an sept centz soixante et huyt. Lors, pour l'obseque acomplir, fut conduyt
§Du sainct homme GengoulGangolf d'Avallon (circa 702 — circa 760) Saint catholique et orthodoxe originaire de Bourgogne À sainct Denys et mys en sepulture Soubz ung sercueil d'ancienne sculpture. §Durant le temps de ce victorïeux [5370]Roy triumphant, le sainct et glorïeux Amy de DieuDieu Concept de Dieu dans le christianisme florissoit en Bourgongne, Comme ung autheur de credit le tesmongne. Ce fut le bon preud'homme de renom, Selon son dict, qui GengoulGangolf d'Avallon (circa 702 — circa 760) Saint catholique et orthodoxe originaire de Bourgogne avoit nom. [5375]Femme espousa dont se trouva mal ayse, Car sur elle eut suspicïon mauvaise, Voyant d'ardeur son desir alterer, Doubtoit le corps par vice adulterer. §Or comme ung jour, joignant quelque fontaine, [5380]Fussent assiz, elle, fiere et haultaine, Pource que luy, qui son honneur aymoit, Moult asprement de ce caz la blasmnoit, Pleine de faulse et vaine ypocrisye, Pour le getter de celle fantasye, [5385]Fort s'excusa par grandz sermentz et veux. §Adonq luy dit : « Amyë, se tu veulx Que adjouxte foy à ton dire, transporte Ton braz en l'eau, et ceste pierre apporte,
§Miracles de sainct GengoulGangolf d'Avallon (circa 702 — circa 760) Saint catholique et orthodoxe originaire de Bourgogne Que voy au fontz. Allors, seray content [5390]De ton excuse. » Elle, qui bien se attend, Par ce moyen, demourer franche et quicte, Là myct son braz. Mais là chair toute cuytte En retira, dont d'elle departit, Et la moityé de ses biens luy partit. [5395]§En hermitaige alla uzer sa vie, Et eut pensee à DieuDieu Concept de Dieu dans le christianisme toute ravye. Mais tost aprés, ceste villaine, affin De se venger, feyt son corps mettre à fin, Par le paillard qui en là, continue, [5400]De folle amour l'avoit entretenue. §À son trespaz, grand peuple et merveilleux, Pour son renom et faictz miraculeux, Sur le tumbeau alla faire prïere, Et offrir veux. Par quoy la chamberiere [5405]De ceste femme, ayse de tel honneur Et saincteté, luy dit que à son seigneur, On portoit veux autour des tabernacles Où reposoit, et qu'il faisoit miracles, L'admonnestant que, pour sa garyson, [5410]Au lieu allast faire son oraison.
§Durant sa vie et aprés son trespaz « C'est bien resvé, va dire la meschante, Miracles faict autant que mon cul chante »1. §À ce beau mot, commença les sonnetz Du vent de nort, qui guieres ne sont netz. [5415]Tousjours depuis, en la sexte ferye, Qui fut le jour que mourut par furye, À chacun mot que sa bouche disoit, Son trou puant autant de petz faisoit. Ce fut ung caz de fort aygre sentence, [5420]Et m'est aviz, quoy que femme sente en ce, Cela devoir distraire de moquer Les bons maryz que DieuDieu Concept de Dieu dans le christianisme veult colloquer Là sus au ciel, et la folle n'ensuyvre, Qui son malheur voulut ainsi poursuyvre, [5425]Car onques puis que le miracle ouyt Et s'en moqua, son brodier ne clouyt. Tous vendredys sonna les chansonnettes Qui au notter ne portent chantz honnestes2. §Ce mesme temps, esvita les dangiers [5430]Du cours mondain AulbinAubin d'Angers (circa 469 — circa 550) Evêque d'Angers, pasteur d'Angiers, Obtenant fleur de saincte renommee, Escripte aux cieulx et en terre nommee
§Sainct EuthereEthère de Lyon (VIsiècle — circa 602) Evêque de Lyon et saint français esleu archeuesq de Lyon Religïon d'habondante ferveur, Pour plaire à DieuDieu Concept de Dieu dans le christianisme notre benoist Saulveur. [5435]§Semblablement Euthere, sainct hermite, Acquerant nom de florissant merite, Dompta l'orgueil du ravissant leon, Fut archevesque et pasteur de Lÿon, Esleu par voix celeste et angelique. [5440]Tant observa la reigle evangelique Qu'il merita, entre cueurs netz et sains, Estre nombré aveq les benoistz sainctz. §Selon que au long notre hystoire contemple, Ores pourroye icy faire compte ample [5445]D'hommes plusieurs qui ont au sein teté Le laict devot d'honneste saincteté. Mais je m'en tays. Assez ont exemplaire Jeunes prelatz, si à DieuDieu Concept de Dieu dans le christianisme veullent plaire Ediffier peuples. Du bon endroict [5450]Suffise à tant ; quant chacun yra droict, Lors charité, qui zele aux cueurs alume, Les esmouvra. C'est fin du tiers volume.
Note n°1
La comparaison, qui semble proverbiale, n'est pas répertorié dans
le DMF.
Note n°2
Soucieux d'édifier et de distraire son auditoire (qui comprend un
jeune roi volontiers séducteur), Cretin termine son volume
historiographique par un récit moral (prêchant contre l'adultère),
mais aussi mysogyne (c'est la femme qui est excessivement gouvernée
par le vice) et scatologique, le tout dans l'hilarité des rimes
équivoques faisant résonner les termes renvoyant aux
flatulences.
Travail en cours
Note n°1
La comparaison, qui semble proverbiale, n'est pas répertorié dans
le DMF.
Note n°2
Soucieux d'édifier et de distraire son auditoire (qui comprend un
jeune roi volontiers séducteur), Cretin termine son volume
historiographique par un récit moral (prêchant contre l'adultère),
mais aussi mysogyne (c'est la femme qui est excessivement gouvernée
par le vice) et scatologique, le tout dans l'hilarité des rimes
équivoques faisant résonner les termes renvoyant aux
flatulences.
Travail en cours