Livre III - Chapitre 25
Prologue en vers | Chapitre 1 | Chapitre 2 | Chapitre 3 | Chapitre 4 | Chapitre 5 | Chapitre 6 | Chapitre 7 | Chapitre 8 | Chapitre 9 | Chapitre 10 | Chapitre 11 | Chapitre 12 | Chapitre 13 | Chapitre 14 | Chapitre 15 | Chapitre 16 | Chapitre 17 | Chapitre 18 | Chapitre 19 | Chapitre 20 | Chapitre 21 | Chapitre 22 | Chapitre 23 | Chapitre 24 | Chapitre 25 | Chapitre 26 | Chapitre 27 | Chapitre 28 | Chapitre 29 | Chapitre 30 | Chapitre 31 | Chapitre 32 | Chapitre 33










Se les propoz ſuiuantz ſont entenduz. [3830]En auſtraſye on verra que deux ducz Sur theodorich feyrent ſoudaine courſe. De grand effort / et ſi ne vindrent pour ce. Au ſeur moyen des deſirs pretenduz.
§Chapitre xxveLE gꝛandz excez / cruaultez inſolences. [3835]Oppꝛeſſions / foꝛces / et violences. De ces tyꝛandz en leurs maulx obſtinez. Rendirent tant de peuples mutinez. Que non ſans plus en france ſen feyt plaingte. De gꝛand rumeur / mais en pꝛouince mainte. [3840]Meſme auſtraſie au bꝛuyt appꝛint cela. Et de la vint que ces deux pꝛinces la. Nommez martin / et pepin / ſembatirent. Sur theodoꝛich / et foꝛt ſe combatirent. Mais a leur gꝛe / le ſoꝛt ne tourna pas. [3845]Parquoy pepin / pluſtoſt que lentrepas.
§Locciſion de martin §fo iiiixxxuiii. Vers auſtraſie eniamba de vne traicte. Et dedans laon / martin ſonnant retraicte. Se retira / au moyen que la pꝛes. Auoit eſte le combat en apꝛes [3850]Celuy meſchant ebꝛoyn faulx et laſche. Qui de trahir maintes gentz ne pꝛint laſche. Fondant ſon dire en debonnairete. Manda ce duc martin a ſeurete. Parolle pꝛompte / et la main eut agile. [3855]De iurer / non / ſur texte deuangile. Mais feyt vuider des chaſſes les ſainctz coꝛps. Et loꝛs iura tenir fermes accoꝛdz. Dieu atteſtant / et tous les ſainctz de romme. Garder ſa foy / et a tant le poure homme. [3860]Allant vers luy ſe deceut ſoubz coulleur. De tel ſerment / fut ce pas gꝛand doulleur. Comme la chair en plaine boucherie. Eſt detrenchee / auſſi par tricherie. Luy tous les ſiens / ſeruiteurs et amys. [3865]Que mena la / furent en pieces mys. Ceſt comme on voyt que perſonne meſchante. Par faulx blazon / monde abuze et enchante.
§La mort de ebroyn. Mais peult on bien ſi longuement ſonger. Que vng ſi peruers faulſaire menſonger. [3870]Ne ſoit deffaict / Aura point alegeance. Le ſang humain / criant ſur luy vengeance. Sang iuſte / crye / au ciel / dont pꝛeſt ſera. Glaiue moꝛtel / qui toſt loppꝛeſſera. De telz exces et cruaultez moꝛtelles. [3875]Sur ebꝛoyn ſoꝛtirent rumeurs telles. Que de tous fut moꝛtellement hay. Loꝛsdung nomme / ermenfrede enuahy. Homme de gꝛande et antique nobleſſe. Fut ſouſtenant que ſon honneur ne bleſſe. [3880]Celuy qui peult ſe dire executeur. Dung tel tyꝛant ſi gꝛand perſecuteur. Vie menant faulſe et dyabolique. Contraire au bien de la choſe publique. Par gentz de faict et daguet attiſtrez. [3885]Embaſtonnez / armez / et acouſtrez. Fut eſpye / de nuyct en vng paſſaige. Acompaigne foꝛt mal comme peu ſaige. Et la repeu du fier moꝛs qui tout moꝛd. Receut le coup perilleux de ſa moꝛt.
§Laſche tour fait du filz au pere. foiiiixxxix [3890]Homme hay que ainſi le monde abaye. Deſſert auoir loyer de telle paye. §Sur ce treſpas / le lyſeur verra que on Eſleut pꝛeuoſt du palays uarracon. Qui neantmoins ne fut pꝛeuoſt ne maire. [3895]Gueres long temps / car ſon filz Giſlemaire. Len chaſſa hoꝛs / ſoy monſtrant crimmel. Et infracteur de lhonneur paternel. Il fut heyneux / damour / et foy leale. Quant reuerence / et pitie filiale. [3900]Tant deſdaigna / ce fut ſon dampnement. Car toſt apꝛes mourut ſoudainement. Voire de moꝛt dure foꝛte et aſpere. A ce moyen on rendit a ce pere. La dignite / que luy oſta ſon filz. [3905]Ou moīs dhonneur / acquiſt que de pꝛouffitz. Ce uarracon eut en la iouyſſance. De tel eſtat / petite eſiouyſſance. Car en bꝛiefz iours / il ſe trouua ſomme. Au long doꝛmir de moꝛt et aſſomme. [3910]Luy moꝛt y eut / ainſi que pourrez lire. Entre francoys / gꝛand debat / pour eſlire.
§Pepin myct en fuytte theodorich. Vng gouuerneur / dont la vaccacion. Mettoit entre eulx gꝛoſſe altercacion. Et nonobſtant / telle controuerſye. [3915]Par les aucuns doppinion durcye. Ou plus de voix tindꝛent le party leur. Eſleurent vng de petite valleur. Ce fut berquaire homme tout inutile. Sans gꝛace / honneur / maintien / parolle / ou ſtille. [3920]Dhonneſtete et de maturite. Que doibt auoir homme dauctoꝛite. Ayant ſur tous la ſuperintendence. Pourueu neſtoit de / bonne pꝛouidence. Comme apparut / par apꝛes / car de faict. [3925]Toſt ſe trouua des ſiens meſmes deffaict /. §Le duc pepin / loꝛs tenant auſtraſye. La vollunte auoit encoꝛ ſaiſye. Du deſplaiſir en maltalent confict. Dont ſeſtoit veu peu auant deſconfict. [3930]Homme de cueur / a peine auſſi ſe renge. Se quicte ou double il na quelque reuenge. Et luy faict mal que toſt la main ne mect. Sur le hazard que eſpoir au ieu pꝛomect.
§Berquaire occiz de ſes gentz.§foC. Cela tenoit pepin en ſa penſee. [3935]Voulant venger la honte ia paſſee. Et pꝛopoſa faire execution. De gꝛiefue playe en perſecution. Dhoſtilite pour eſpandꝛe aux alarmes. Cent millyons gouttes de ſang et larmes. [3940]§Sur ce pꝛopos en pays va entrer. A gꝛoſſe armee eſperant encontrer. Sil peult aux champs / theodoꝛich et berquayꝛe. Loꝛs pꝛes dung lieu dit texiere en vulgaire. Ses tentes myct / ou foꝛt bien les receut. [3945]Quant de leur oſt appꝛocher l erre ſceut. Au choc donner y eut bataille dure. Mais aſſez toſt / comme foible ne dure. Contre le foꝛt / et que ſoꝛt hazardeux. Tant a doubter / ou ſont meſmes tous deux. [3950]Les oſtz egaulx / et de foꝛce pareille. Cauſe que lung vaillamment ſe appareille. Si quen chargeant / tout trenche rompt & fend. Et que aultre auſſi laſchement ſe deffend. Vers theodoꝛich tumba ſi mal que a lheure. [3955]Conuint choiſir des voyes la meilleure.
§Pepin eſleu gouuerneur. Ses gentz rompuz de ſoꝛte que on ſen va. Hoꝛs du conflict par fuytte ſe ſaulua. Quant au regard du gouuerneur berquaire. Vng qui pꝛo quo receut dapothiquaire. [3960]Meſmes des ſiens / ainſi que auez vous leu. Fut il occiz / homme ſi mal voulu. Ne peult de vie auoir longue tenue. Pepin apꝛes la victoire obtenue. Eut de ce roy theodoꝛich / tel honneur. [3965]Quil leſtablit du palays gouuerneur. Et pour autant que zele et ialouzie. Auoit au bien publique dauſtraſie. Le reſider / luy fut dꝛoict la permys. Et noꝛdebert inſtitue commys. [3970]A excercer / la charge a luy donnee. Soubz ſon adueu en france pour lannee. §Ce theodoꝛich apꝛes dix et neuf ans. Auoir regne / laiſſant deux filz viuans. Nommez clouys et childebert rendit. [3975]Tribut de moꝛt / ce que lhiſtoire en dit. Eſt que ces roys matiere ne donnerent. Eſcripꝛe deulx / foꝛs le temps quilz regnerent.
§Treſpaz de clouys et childebert. §foCi. Clouys troys ans / childebert dix et ſept. Furent regnantz Gaguyn dit quil ne ſcet. [3980]Louanges deulx / ou chanſons faire de hympnes. Pour eſtre ditz de memoire aſſez dignes. Si ay ie leue hiſtoire en quelque endꝛoit. Tenant celuy childebert homme dꝛoict. Et fut celuy pꝛemier pour faict notable. [3985]Qui eſtablit en france conneſtable. Il oꝛdonna pluſieurs officiers. Oultre leſtat des roys ſes deuanciers. Vng maiſtre myct en ſon artillerye. Gꝛand eſcuyer auſſi en leſcuyꝛie. [3990]De moꝛt ſurpꝛis / deux filz viuans laiſſa. Telz que vng autheur certain nommez les a. Lung dagobert / laultre ne vueil obmettre. Ceſt Danyel / que a legliſe on feyt mettre. Depuis nomme / chilperich / car iay leu. [3995]Que apꝛes ſon frere / il fut pour roy eſleu. Comme verrons puis que la main ſe gette. Sur le pꝛopoz de matiere ſubgecte.
§De dagobert ſecond du nom.
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Se les propoz suivantz sont entenduz, [3830]En Austrasye, on verra que deux ducz, Sur TheodorichThierry III (circa 650 — 691) Roi des Francs (679-691)
Fils de Clovis II et de Bathilde, feyrent soudaine course De grand effort, et si ne vindrent pour ce, Au seur moyen des desirs pretenduz.
§Chapitre .xxve.Le grandz excez, crüaultez, insolences, [3835]Oppressïons, forces et vïolences De ces tyrandz, en leurs maulx obstinez, Rendirent tant de peuples mutinez Que, non sans plus, en France s'en feyt plaingte De grand rumeur. Mais en province mainte, [3840]Mesme Austrasie au bruyt apprint cela. Et de là vint que ces deux princes là, Nommez MartinMartin de Laon (660 — Fin VIIsiècle-début VIIIsiècle) Comte de Laon, frère de Pépin de Herstal et PepinPépin le Jeune (645 — 714) Maire du palais d'Austrasie (?-?)
Homme politique franc, s'embatirent Sur TheodorichThierry III (circa 650 — 691) Roi des Francs (679-691)
Fils de Clovis II et de Bathilde, et fort se combatirent. Mais à leur gré le sort ne tourna pas. [3845]Parquoy PepinPépin le Jeune (645 — 714) Maire du palais d'Austrasie (?-?)
Homme politique franc, plustost que l'entrepas,
§L'occision de MartinMartin de Laon (660 — Fin VIIsiècle-début VIIIsiècle) Comte de Laon, frère de Pépin de Herstal Vers Austrasie enjamba de une traicte Et, dedans Laon, MartinMartin de Laon (660 — Fin VIIsiècle-début VIIIsiècle) Comte de Laon, frère de Pépin de Herstal sonnant retraicte, Se retira, au moyen que là près Avoit esté le combat. En aprés, [3850]Celuy meschant EbroÿnEbroïn (VII siècle — circa 681) Maire du palais de Neustrie, faulx et lasche, Qui de trahir maintes gentz ne print lasche, Fondant son dire en debonnaireté, Manda ce duc MartinMartin de Laon (660 — Fin VIIsiècle-début VIIIsiècle) Comte de Laon, frère de Pépin de Herstal à seureté. Parolle prompte et la main eut agile [3855]De jurer, non sur texte d'evangile, Mais feyt vuider des chasses les sainctz corps. Et lors jura tenir fermes accordz, DieuDieu Concept de Dieu dans le christianisme attestant, et tous les sainctz de Romme, Garder sa foy. Et à tant le povre homme, [3860]Allant vers luy, se deceut soubz coulleur De tel serment. Fut ce pas grand doulleur, Comme la chair, en plaine boucherie, Est detrenchee ! Aussi, par tricherie, Luy, tous les siens, serviteurs et amys [3865]Que mena là, furent en pieces mys. C'est comme on voyt que personne meschante, Par faulx blazon, monde abuze et enchante !
§La mort de EbroÿnEbroïn (VII siècle — circa 681) Maire du palais de Neustrie Mais peult on bien si longuement songer Que ung si pervers, faulsaire, mensonger, [3870]Ne soit deffaict ? Aura point alegeance Le sang humain crïant sur luy vengeance ? Sang juste crye au ciel, dont prest sera Glaive mortel qui tost l'oppressera ! De telz excés et crüaultez mortelles, [3875]Sur EbroÿnEbroïn (VII siècle — circa 681) Maire du palais de Neustrie, sortirent rumeurs telles Que de tous fut mortellement hay. Lors, d'ung nommé ErmenfredeErmenfroi ( — ) Seigneur franc et assassin d'Ebroyn envahy, Homme de grande et antique noblesse, Fut soustenant que son honneur ne blesse [3880]Celuy qui peult se dire executeur D'ung tel tyrant, si grand persecuteur, Vie menant faulse et dyabolique, Contraire au bien de la chose publique. Par gentz de faict et d'aguet attistrez, [3885]Embastonnez, armez et acoustrez, Fut espye de nuyct en ung passaige, Acompaigné fort mal, comme peu saige. Et là, repeu du fier mors qui tout mord, Receut le coup perilleux de sa mort.
§Lasche tour fait du filz au pere [3890]Homme haÿ, que ainsi le monde abaye, Dessert avoir loyer de telle paye. §Sur ce trespas, le lyseur verra que on Esleut prevost du palays VarraconWaratton (VII siècle — 686) Maire du palais de Neustrie, Qui neantmoins ne fut prevost ne maire [3895]Gueres longtemps, car son filz GislemaireGhislemar ( — 685) Maire du palais de Neustrie L'en chassa hors, soy monstrant crimmel Et infracteur de l'honneur paternel. Il fut heyneux d'amour et foy leale, Quant reverence et pitié filiale [3900]Tant desdaigna. Ce fut son dampnement, Car tost aprés mourut soudainement, Voire de mort dure, forte et aspere. À ce moyen on rendit à ce pere La dignité que luy osta son filz, [3905]Où moins d'honneur acquist que de prouffitz. Ce VarraconWaratton (VII siècle — 686) Maire du palais de Neustrie eut en la jouyssance De tel estat petite esjouyssance, Car en briefz jours, il se trouva sommé Au long dormir de mort et assommé. [3910]Luy mort, y eut, ainsi que pourrez lire, Entre Françoys grand debat pour eslire
§PepinPépin le Jeune (645 — 714) Maire du palais d'Austrasie (?-?)
Homme politique franc myct en fuytte TheodorichThierry III (circa 650 — 691) Roi des Francs (679-691)
Fils de Clovis II et de Bathilde Ung gouverneur, dont la vaccacïon Mettoit entre eulx grosse altercacïon. Et nonobstant telle controversye, [3915]Par les aucuns, d'oppinïon durcye, Où plus de voix tindrent le party leur, Esleurent ung de petite valleur. Ce fut BerquaireBerchaire (VII siècle — 688) Maire du palais de Neustrie homme tout inutile, Sans grace, honneur, maintien, parolle ou stille [3920]D'honnesteté et de maturité Que doibt avoir homme d'auctorité, Ayant sur tous la superintendence. Pourveu n'estoit de bonne providence, Comme apparut par aprés. Car, de faict, [3925]Tost se trouva des siens mesmes deffaict. §Le duc PepinPépin le Jeune (645 — 714) Maire du palais d'Austrasie (?-?)
Homme politique franc, lors tenant Austrasye, La vollunté avoit encor saisye Du desplaisir en maltalent confict, Dont s'estoit veu peu avant desconfict. [3930]Homme de cueur à peine aussi se renge, Se quicte ou double il n'a quelque revenge, Et luy faict mal que tost la main ne mect Sur le hazard que espoir au jeu promect.
§BerquaireBerchaire (VII siècle — 688) Maire du palais de Neustrie occiz de ses gentz Cela tenoit PepinPépin le Jeune (645 — 714) Maire du palais d'Austrasie (?-?)
Homme politique franc, en sa pensee, [3935]Voulant venger la honte ja passee. Et proposa faire executïon De griefve playe, en persecutïon D'hostilité, pour espandre aux alarmes Cent millyons gouttes de sang et larmes. [3940]§Sur ce propos, en paÿs va entrer À grosse armee, esperant encontrer, S'il peult, aux champs, TheodorichThierry III (circa 650 — 691) Roi des Francs (679-691)
Fils de Clovis II et de Bathilde et BerquayreBerchaire (VII siècle — 688) Maire du palais de Neustrie. Lors près d'ung lieu dit Texiere en vulgaire, Ses tentes myct, où fort bien les receut, [3945]Quant de leur ost approcher l' erre sceut. Au choc donner y eut bataille dure. Mais assez tost, comme foible ne dure Contre le fort, et que sort hazardeux, Tant à doubter, où sont mesmes tous deux, [3950]Les ostz egaulx et de force pareille, Cause que l'ung vaillamment se appareille, Si qu'en chargeant, tout trenche, rompt et fend, Et que aultre aussi laschement se deffend. Vers TheodorichThierry III (circa 650 — 691) Roi des Francs (679-691)
Fils de Clovis II et de Bathilde tumba si mal que à l'heure [3955]Convint choisir des voyes la meilleure.
§PepinPépin le Jeune (645 — 714) Maire du palais d'Austrasie (?-?)
Homme politique franc esleu gouverneur Ses gentz rompuz, de sorte que on s'en va Hors du conflict, par fuytte se saulva. Quant au regard du gouverneur BerquaireBerchaire (VII siècle — 688) Maire du palais de Neustrie, Ung qui pro quo receut d'apothiquaire, [3960]Mesmes des siens, ainsi que avez vous leu. Fut il occiz ? Homme si mal voulu Ne peult de vie avoir longue tenue. PepinPépin le Jeune (645 — 714) Maire du palais d'Austrasie (?-?)
Homme politique franc, aprés la victoire obtenue, Eut de ce roy TheodorichThierry III (circa 650 — 691) Roi des Francs (679-691)
Fils de Clovis II et de Bathilde tel honneur [3965]Qu'il l'establit du palays gouverneur. Et pour autant que zele et jalouzie Avoit au bien publique d'Austrasie, Le resider luy fut droict là permys, Et NordebertNorbert de Neustrie (VIIsiècle — 695) Maire du palais, institué commys [3970]À excercer la charge à luy donnee, Soubz son adveu, en France, pour l'annee. §Ce TheodorichThierry III (circa 650 — 691) Roi des Francs (679-691)
Fils de Clovis II et de Bathilde, aprés dix et neuf ans Avoir regné, laissant deux filz vivans, Nommez ClovysClovis III (677 — circa 695) Roi des Francs (691-695)
Il existe un autre Clovis III qui précède le fils de Thierry III, mais le règne de celui-ci a été si court qu'il n'est souvent pas considéré et ChildebertChildebert III (678 — 711) Roi des Francs (695-711)
Ce personnage peut également être appelé Childebert IV si on prend en compte le bâtard Childebert l'Adopté dans la succession, rendit [3975]Tribut de mort. Ce que l'histoire en dit, Est que ces roys matiere ne donnerent Escripre d'eulx, fors le temps qu'ilz regnerent.
§Trespaz de ClovysClovis III (677 — circa 695) Roi des Francs (691-695)
Il existe un autre Clovis III qui précède le fils de Thierry III, mais le règne de celui-ci a été si court qu'il n'est souvent pas considéré et ChildebertChildebert III (678 — 711) Roi des Francs (695-711)
Ce personnage peut également être appelé Childebert IV si on prend en compte le bâtard Childebert l'Adopté dans la succession ClovysClovis III (677 — circa 695) Roi des Francs (691-695)
Il existe un autre Clovis III qui précède le fils de Thierry III, mais le règne de celui-ci a été si court qu'il n'est souvent pas considéré troys ans, ChildebertChildebert III (678 — 711) Roi des Francs (695-711)
Ce personnage peut également être appelé Childebert IV si on prend en compte le bâtard Childebert l'Adopté dans la succession dix et sept Furent regnantz. Gaguyn dit qu'il ne scet [3980]Louanges d'eulx ou chansons faire de hympnes, Pour estre ditz de memoire assez dignes. Si ay je leue histoire en quelque endroit, Tenant celuy ChildebertChildebert III (678 — 711) Roi des Francs (695-711)
Ce personnage peut également être appelé Childebert IV si on prend en compte le bâtard Childebert l'Adopté dans la succession homme droict. Et fut celuy premier, pour faict notable, [3985]Qui establit en France connestable. Il ordonna plusieurs officiers, Oultre l'estat des roys ses devanciers. Ung maistre myct en son artillerye, Grand escuyer aussi en l'escuyrie. [3990]De mort surpris, deux filz vivans laissa, Telz que ung autheur certain nommez les a : L'ung Dagobert, l'aultre ne vueil obmettre, C'est DanyelChilpéric II (673 — 721) Roi des Francs (?-?)
Successeur de Dagobert III, que à l'eglise on feyt mettre, Depuis nommé ChilperichChilpéric II (673 — 721) Roi des Francs (?-?)
Successeur de Dagobert III, car j'ay leu [3995]Que aprés son frere, il fut pour roy esleu, Comme verrons, puis que la main se gette Sur le propoz de matiere subgecte.
§De DagobertDagobert III (698 — 715) Roi des Francs (711-715)
Fils de Childebert III second du nom
Travail en cours
Travail en cours










Se les propoz ſuiuantz ſont entenduz. [3830]En auſtraſye on verra que deux ducz Sur theodorich feyrent ſoudaine courſe. De grand effort / et ſi ne vindrent pour ce. Au ſeur moyen des deſirs pretenduz.
§Chapitre xxveLE gꝛandz excez / cruaultez inſolences. [3835]Oppꝛeſſions / foꝛces / et violences. De ces tyꝛandz en leurs maulx obſtinez. Rendirent tant de peuples mutinez. Que non ſans plus en france ſen feyt plaingte. De gꝛand rumeur / mais en pꝛouince mainte. [3840]Meſme auſtraſie au bꝛuyt appꝛint cela. Et de la vint que ces deux pꝛinces la. Nommez martin / et pepin / ſembatirent. Sur theodoꝛich / et foꝛt ſe combatirent. Mais a leur gꝛe / le ſoꝛt ne tourna pas. [3845]Parquoy pepin / pluſtoſt que lentrepas.
§Locciſion de martin §fo iiiixxxuiii. Vers auſtraſie eniamba de vne traicte. Et dedans laon / martin ſonnant retraicte. Se retira / au moyen que la pꝛes. Auoit eſte le combat en apꝛes [3850]Celuy meſchant ebꝛoyn faulx et laſche. Qui de trahir maintes gentz ne pꝛint laſche. Fondant ſon dire en debonnairete. Manda ce duc martin a ſeurete. Parolle pꝛompte / et la main eut agile. [3855]De iurer / non / ſur texte deuangile. Mais feyt vuider des chaſſes les ſainctz coꝛps. Et loꝛs iura tenir fermes accoꝛdz. Dieu atteſtant / et tous les ſainctz de romme. Garder ſa foy / et a tant le poure homme. [3860]Allant vers luy ſe deceut ſoubz coulleur. De tel ſerment / fut ce pas gꝛand doulleur. Comme la chair en plaine boucherie. Eſt detrenchee / auſſi par tricherie. Luy tous les ſiens / ſeruiteurs et amys. [3865]Que mena la / furent en pieces mys. Ceſt comme on voyt que perſonne meſchante. Par faulx blazon / monde abuze et enchante.
§La mort de ebroyn. Mais peult on bien ſi longuement ſonger. Que vng ſi peruers faulſaire menſonger. [3870]Ne ſoit deffaict / Aura point alegeance. Le ſang humain / criant ſur luy vengeance. Sang iuſte / crye / au ciel / dont pꝛeſt ſera. Glaiue moꝛtel / qui toſt loppꝛeſſera. De telz exces et cruaultez moꝛtelles. [3875]Sur ebꝛoyn ſoꝛtirent rumeurs telles. Que de tous fut moꝛtellement hay. Loꝛsdung nomme / ermenfrede enuahy. Homme de gꝛande et antique nobleſſe. Fut ſouſtenant que ſon honneur ne bleſſe. [3880]Celuy qui peult ſe dire executeur. Dung tel tyꝛant ſi gꝛand perſecuteur. Vie menant faulſe et dyabolique. Contraire au bien de la choſe publique. Par gentz de faict et daguet attiſtrez. [3885]Embaſtonnez / armez / et acouſtrez. Fut eſpye / de nuyct en vng paſſaige. Acompaigne foꝛt mal comme peu ſaige. Et la repeu du fier moꝛs qui tout moꝛd. Receut le coup perilleux de ſa moꝛt.
§Laſche tour fait du filz au pere. foiiiixxxix [3890]Homme hay que ainſi le monde abaye. Deſſert auoir loyer de telle paye. §Sur ce treſpas / le lyſeur verra que on Eſleut pꝛeuoſt du palays uarracon. Qui neantmoins ne fut pꝛeuoſt ne maire. [3895]Gueres long temps / car ſon filz Giſlemaire. Len chaſſa hoꝛs / ſoy monſtrant crimmel. Et infracteur de lhonneur paternel. Il fut heyneux / damour / et foy leale. Quant reuerence / et pitie filiale. [3900]Tant deſdaigna / ce fut ſon dampnement. Car toſt apꝛes mourut ſoudainement. Voire de moꝛt dure foꝛte et aſpere. A ce moyen on rendit a ce pere. La dignite / que luy oſta ſon filz. [3905]Ou moīs dhonneur / acquiſt que de pꝛouffitz. Ce uarracon eut en la iouyſſance. De tel eſtat / petite eſiouyſſance. Car en bꝛiefz iours / il ſe trouua ſomme. Au long doꝛmir de moꝛt et aſſomme. [3910]Luy moꝛt y eut / ainſi que pourrez lire. Entre francoys / gꝛand debat / pour eſlire.
§Pepin myct en fuytte theodorich. Vng gouuerneur / dont la vaccacion. Mettoit entre eulx gꝛoſſe altercacion. Et nonobſtant / telle controuerſye. [3915]Par les aucuns doppinion durcye. Ou plus de voix tindꝛent le party leur. Eſleurent vng de petite valleur. Ce fut berquaire homme tout inutile. Sans gꝛace / honneur / maintien / parolle / ou ſtille. [3920]Dhonneſtete et de maturite. Que doibt auoir homme dauctoꝛite. Ayant ſur tous la ſuperintendence. Pourueu neſtoit de / bonne pꝛouidence. Comme apparut / par apꝛes / car de faict. [3925]Toſt ſe trouua des ſiens meſmes deffaict /. §Le duc pepin / loꝛs tenant auſtraſye. La vollunte auoit encoꝛ ſaiſye. Du deſplaiſir en maltalent confict. Dont ſeſtoit veu peu auant deſconfict. [3930]Homme de cueur / a peine auſſi ſe renge. Se quicte ou double il na quelque reuenge. Et luy faict mal que toſt la main ne mect. Sur le hazard que eſpoir au ieu pꝛomect.
§Berquaire occiz de ſes gentz.§foC. Cela tenoit pepin en ſa penſee. [3935]Voulant venger la honte ia paſſee. Et pꝛopoſa faire execution. De gꝛiefue playe en perſecution. Dhoſtilite pour eſpandꝛe aux alarmes. Cent millyons gouttes de ſang et larmes. [3940]§Sur ce pꝛopos en pays va entrer. A gꝛoſſe armee eſperant encontrer. Sil peult aux champs / theodoꝛich et berquayꝛe. Loꝛs pꝛes dung lieu dit texiere en vulgaire. Ses tentes myct / ou foꝛt bien les receut. [3945]Quant de leur oſt appꝛocher l erre ſceut. Au choc donner y eut bataille dure. Mais aſſez toſt / comme foible ne dure. Contre le foꝛt / et que ſoꝛt hazardeux. Tant a doubter / ou ſont meſmes tous deux. [3950]Les oſtz egaulx / et de foꝛce pareille. Cauſe que lung vaillamment ſe appareille. Si quen chargeant / tout trenche rompt & fend. Et que aultre auſſi laſchement ſe deffend. Vers theodoꝛich tumba ſi mal que a lheure. [3955]Conuint choiſir des voyes la meilleure.
§Pepin eſleu gouuerneur. Ses gentz rompuz de ſoꝛte que on ſen va. Hoꝛs du conflict par fuytte ſe ſaulua. Quant au regard du gouuerneur berquaire. Vng qui pꝛo quo receut dapothiquaire. [3960]Meſmes des ſiens / ainſi que auez vous leu. Fut il occiz / homme ſi mal voulu. Ne peult de vie auoir longue tenue. Pepin apꝛes la victoire obtenue. Eut de ce roy theodoꝛich / tel honneur. [3965]Quil leſtablit du palays gouuerneur. Et pour autant que zele et ialouzie. Auoit au bien publique dauſtraſie. Le reſider / luy fut dꝛoict la permys. Et noꝛdebert inſtitue commys. [3970]A excercer / la charge a luy donnee. Soubz ſon adueu en france pour lannee. §Ce theodoꝛich apꝛes dix et neuf ans. Auoir regne / laiſſant deux filz viuans. Nommez clouys et childebert rendit. [3975]Tribut de moꝛt / ce que lhiſtoire en dit. Eſt que ces roys matiere ne donnerent. Eſcripꝛe deulx / foꝛs le temps quilz regnerent.
§Treſpaz de clouys et childebert. §foCi. Clouys troys ans / childebert dix et ſept. Furent regnantz Gaguyn dit quil ne ſcet. [3980]Louanges deulx / ou chanſons faire de hympnes. Pour eſtre ditz de memoire aſſez dignes. Si ay ie leue hiſtoire en quelque endꝛoit. Tenant celuy childebert homme dꝛoict. Et fut celuy pꝛemier pour faict notable. [3985]Qui eſtablit en france conneſtable. Il oꝛdonna pluſieurs officiers. Oultre leſtat des roys ſes deuanciers. Vng maiſtre myct en ſon artillerye. Gꝛand eſcuyer auſſi en leſcuyꝛie. [3990]De moꝛt ſurpꝛis / deux filz viuans laiſſa. Telz que vng autheur certain nommez les a. Lung dagobert / laultre ne vueil obmettre. Ceſt Danyel / que a legliſe on feyt mettre. Depuis nomme / chilperich / car iay leu. [3995]Que apꝛes ſon frere / il fut pour roy eſleu. Comme verrons puis que la main ſe gette. Sur le pꝛopoz de matiere ſubgecte.
§De dagobert ſecond du nom.
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Se les propoz suivantz sont entenduz, [3830]En Austrasye, on verra que deux ducz, Sur TheodorichThierry III (circa 650 — 691) Roi des Francs (679-691)
Fils de Clovis II et de Bathilde, feyrent soudaine course De grand effort, et si ne vindrent pour ce, Au seur moyen des desirs pretenduz.
§Chapitre .xxve.Le grandz excez, crüaultez, insolences, [3835]Oppressïons, forces et vïolences De ces tyrandz, en leurs maulx obstinez, Rendirent tant de peuples mutinez Que, non sans plus, en France s'en feyt plaingte De grand rumeur. Mais en province mainte, [3840]Mesme Austrasie au bruyt apprint cela. Et de là vint que ces deux princes là, Nommez MartinMartin de Laon (660 — Fin VIIsiècle-début VIIIsiècle) Comte de Laon, frère de Pépin de Herstal et PepinPépin le Jeune (645 — 714) Maire du palais d'Austrasie (?-?)
Homme politique franc, s'embatirent Sur TheodorichThierry III (circa 650 — 691) Roi des Francs (679-691)
Fils de Clovis II et de Bathilde, et fort se combatirent. Mais à leur gré le sort ne tourna pas. [3845]Parquoy PepinPépin le Jeune (645 — 714) Maire du palais d'Austrasie (?-?)
Homme politique franc, plustost que l'entrepas,
§L'occision de MartinMartin de Laon (660 — Fin VIIsiècle-début VIIIsiècle) Comte de Laon, frère de Pépin de Herstal Vers Austrasie enjamba de une traicte Et, dedans Laon, MartinMartin de Laon (660 — Fin VIIsiècle-début VIIIsiècle) Comte de Laon, frère de Pépin de Herstal sonnant retraicte, Se retira, au moyen que là près Avoit esté le combat. En aprés, [3850]Celuy meschant EbroÿnEbroïn (VII siècle — circa 681) Maire du palais de Neustrie, faulx et lasche, Qui de trahir maintes gentz ne print lasche, Fondant son dire en debonnaireté, Manda ce duc MartinMartin de Laon (660 — Fin VIIsiècle-début VIIIsiècle) Comte de Laon, frère de Pépin de Herstal à seureté. Parolle prompte et la main eut agile [3855]De jurer, non sur texte d'evangile, Mais feyt vuider des chasses les sainctz corps. Et lors jura tenir fermes accordz, DieuDieu Concept de Dieu dans le christianisme attestant, et tous les sainctz de Romme, Garder sa foy. Et à tant le povre homme, [3860]Allant vers luy, se deceut soubz coulleur De tel serment. Fut ce pas grand doulleur, Comme la chair, en plaine boucherie, Est detrenchee ! Aussi, par tricherie, Luy, tous les siens, serviteurs et amys [3865]Que mena là, furent en pieces mys. C'est comme on voyt que personne meschante, Par faulx blazon, monde abuze et enchante !
§La mort de EbroÿnEbroïn (VII siècle — circa 681) Maire du palais de Neustrie Mais peult on bien si longuement songer Que ung si pervers, faulsaire, mensonger, [3870]Ne soit deffaict ? Aura point alegeance Le sang humain crïant sur luy vengeance ? Sang juste crye au ciel, dont prest sera Glaive mortel qui tost l'oppressera ! De telz excés et crüaultez mortelles, [3875]Sur EbroÿnEbroïn (VII siècle — circa 681) Maire du palais de Neustrie, sortirent rumeurs telles Que de tous fut mortellement hay. Lors, d'ung nommé ErmenfredeErmenfroi ( — ) Seigneur franc et assassin d'Ebroyn envahy, Homme de grande et antique noblesse, Fut soustenant que son honneur ne blesse [3880]Celuy qui peult se dire executeur D'ung tel tyrant, si grand persecuteur, Vie menant faulse et dyabolique, Contraire au bien de la chose publique. Par gentz de faict et d'aguet attistrez, [3885]Embastonnez, armez et acoustrez, Fut espye de nuyct en ung passaige, Acompaigné fort mal, comme peu saige. Et là, repeu du fier mors qui tout mord, Receut le coup perilleux de sa mort.
§Lasche tour fait du filz au pere [3890]Homme haÿ, que ainsi le monde abaye, Dessert avoir loyer de telle paye. §Sur ce trespas, le lyseur verra que on Esleut prevost du palays VarraconWaratton (VII siècle — 686) Maire du palais de Neustrie, Qui neantmoins ne fut prevost ne maire [3895]Gueres longtemps, car son filz GislemaireGhislemar ( — 685) Maire du palais de Neustrie L'en chassa hors, soy monstrant crimmel Et infracteur de l'honneur paternel. Il fut heyneux d'amour et foy leale, Quant reverence et pitié filiale [3900]Tant desdaigna. Ce fut son dampnement, Car tost aprés mourut soudainement, Voire de mort dure, forte et aspere. À ce moyen on rendit à ce pere La dignité que luy osta son filz, [3905]Où moins d'honneur acquist que de prouffitz. Ce VarraconWaratton (VII siècle — 686) Maire du palais de Neustrie eut en la jouyssance De tel estat petite esjouyssance, Car en briefz jours, il se trouva sommé Au long dormir de mort et assommé. [3910]Luy mort, y eut, ainsi que pourrez lire, Entre Françoys grand debat pour eslire
§PepinPépin le Jeune (645 — 714) Maire du palais d'Austrasie (?-?)
Homme politique franc myct en fuytte TheodorichThierry III (circa 650 — 691) Roi des Francs (679-691)
Fils de Clovis II et de Bathilde Ung gouverneur, dont la vaccacïon Mettoit entre eulx grosse altercacïon. Et nonobstant telle controversye, [3915]Par les aucuns, d'oppinïon durcye, Où plus de voix tindrent le party leur, Esleurent ung de petite valleur. Ce fut BerquaireBerchaire (VII siècle — 688) Maire du palais de Neustrie homme tout inutile, Sans grace, honneur, maintien, parolle ou stille [3920]D'honnesteté et de maturité Que doibt avoir homme d'auctorité, Ayant sur tous la superintendence. Pourveu n'estoit de bonne providence, Comme apparut par aprés. Car, de faict, [3925]Tost se trouva des siens mesmes deffaict. §Le duc PepinPépin le Jeune (645 — 714) Maire du palais d'Austrasie (?-?)
Homme politique franc, lors tenant Austrasye, La vollunté avoit encor saisye Du desplaisir en maltalent confict, Dont s'estoit veu peu avant desconfict. [3930]Homme de cueur à peine aussi se renge, Se quicte ou double il n'a quelque revenge, Et luy faict mal que tost la main ne mect Sur le hazard que espoir au jeu promect.
§BerquaireBerchaire (VII siècle — 688) Maire du palais de Neustrie occiz de ses gentz Cela tenoit PepinPépin le Jeune (645 — 714) Maire du palais d'Austrasie (?-?)
Homme politique franc, en sa pensee, [3935]Voulant venger la honte ja passee. Et proposa faire executïon De griefve playe, en persecutïon D'hostilité, pour espandre aux alarmes Cent millyons gouttes de sang et larmes. [3940]§Sur ce propos, en paÿs va entrer À grosse armee, esperant encontrer, S'il peult, aux champs, TheodorichThierry III (circa 650 — 691) Roi des Francs (679-691)
Fils de Clovis II et de Bathilde et BerquayreBerchaire (VII siècle — 688) Maire du palais de Neustrie. Lors près d'ung lieu dit Texiere en vulgaire, Ses tentes myct, où fort bien les receut, [3945]Quant de leur ost approcher l' erre sceut. Au choc donner y eut bataille dure. Mais assez tost, comme foible ne dure Contre le fort, et que sort hazardeux, Tant à doubter, où sont mesmes tous deux, [3950]Les ostz egaulx et de force pareille, Cause que l'ung vaillamment se appareille, Si qu'en chargeant, tout trenche, rompt et fend, Et que aultre aussi laschement se deffend. Vers TheodorichThierry III (circa 650 — 691) Roi des Francs (679-691)
Fils de Clovis II et de Bathilde tumba si mal que à l'heure [3955]Convint choisir des voyes la meilleure.
§PepinPépin le Jeune (645 — 714) Maire du palais d'Austrasie (?-?)
Homme politique franc esleu gouverneur Ses gentz rompuz, de sorte que on s'en va Hors du conflict, par fuytte se saulva. Quant au regard du gouverneur BerquaireBerchaire (VII siècle — 688) Maire du palais de Neustrie, Ung qui pro quo receut d'apothiquaire, [3960]Mesmes des siens, ainsi que avez vous leu. Fut il occiz ? Homme si mal voulu Ne peult de vie avoir longue tenue. PepinPépin le Jeune (645 — 714) Maire du palais d'Austrasie (?-?)
Homme politique franc, aprés la victoire obtenue, Eut de ce roy TheodorichThierry III (circa 650 — 691) Roi des Francs (679-691)
Fils de Clovis II et de Bathilde tel honneur [3965]Qu'il l'establit du palays gouverneur. Et pour autant que zele et jalouzie Avoit au bien publique d'Austrasie, Le resider luy fut droict là permys, Et NordebertNorbert de Neustrie (VIIsiècle — 695) Maire du palais, institué commys [3970]À excercer la charge à luy donnee, Soubz son adveu, en France, pour l'annee. §Ce TheodorichThierry III (circa 650 — 691) Roi des Francs (679-691)
Fils de Clovis II et de Bathilde, aprés dix et neuf ans Avoir regné, laissant deux filz vivans, Nommez ClovysClovis III (677 — circa 695) Roi des Francs (691-695)
Il existe un autre Clovis III qui précède le fils de Thierry III, mais le règne de celui-ci a été si court qu'il n'est souvent pas considéré et ChildebertChildebert III (678 — 711) Roi des Francs (695-711)
Ce personnage peut également être appelé Childebert IV si on prend en compte le bâtard Childebert l'Adopté dans la succession, rendit [3975]Tribut de mort. Ce que l'histoire en dit, Est que ces roys matiere ne donnerent Escripre d'eulx, fors le temps qu'ilz regnerent.
§Trespaz de ClovysClovis III (677 — circa 695) Roi des Francs (691-695)
Il existe un autre Clovis III qui précède le fils de Thierry III, mais le règne de celui-ci a été si court qu'il n'est souvent pas considéré et ChildebertChildebert III (678 — 711) Roi des Francs (695-711)
Ce personnage peut également être appelé Childebert IV si on prend en compte le bâtard Childebert l'Adopté dans la succession ClovysClovis III (677 — circa 695) Roi des Francs (691-695)
Il existe un autre Clovis III qui précède le fils de Thierry III, mais le règne de celui-ci a été si court qu'il n'est souvent pas considéré troys ans, ChildebertChildebert III (678 — 711) Roi des Francs (695-711)
Ce personnage peut également être appelé Childebert IV si on prend en compte le bâtard Childebert l'Adopté dans la succession dix et sept Furent regnantz. Gaguyn dit qu'il ne scet [3980]Louanges d'eulx ou chansons faire de hympnes, Pour estre ditz de memoire assez dignes. Si ay je leue histoire en quelque endroit, Tenant celuy ChildebertChildebert III (678 — 711) Roi des Francs (695-711)
Ce personnage peut également être appelé Childebert IV si on prend en compte le bâtard Childebert l'Adopté dans la succession homme droict. Et fut celuy premier, pour faict notable, [3985]Qui establit en France connestable. Il ordonna plusieurs officiers, Oultre l'estat des roys ses devanciers. Ung maistre myct en son artillerye, Grand escuyer aussi en l'escuyrie. [3990]De mort surpris, deux filz vivans laissa, Telz que ung autheur certain nommez les a : L'ung Dagobert, l'aultre ne vueil obmettre, C'est DanyelChilpéric II (673 — 721) Roi des Francs (?-?)
Successeur de Dagobert III, que à l'eglise on feyt mettre, Depuis nommé ChilperichChilpéric II (673 — 721) Roi des Francs (?-?)
Successeur de Dagobert III, car j'ay leu [3995]Que aprés son frere, il fut pour roy esleu, Comme verrons, puis que la main se gette Sur le propoz de matiere subgecte.
§De DagobertDagobert III (698 — 715) Roi des Francs (711-715)
Fils de Childebert III second du nom
Travail en cours
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