Livre II - Chapitre 17
Prologue en vers | Chapitre 1 | Chapitre 2 | Chapitre 3 | Chapitre 4 | Chapitre 5 | Chapitre 6 | Chapitre 7 | Chapitre 8 | Chapitre 9 | Chapitre 10 | Chapitre 11 | Chapitre 12 | Chapitre 13 | Chapitre 14 | Chapitre 15 | Chapitre 16 | Chapitre 17 | Chapitre 18 | Chapitre 19 | Chapitre 20 | Chapitre 21 | Chapitre 22 | Chapitre 23 | Chapitre 24 | Chapitre 25 | Chapitre 26 | Chapitre 27 | Chapitre 28 | Chapitre 29 | Chapitre 30 | Chapitre 31 | Chapitre 32 | Chapitre 33



Fueił
§Ce qui ſenſuyt. Gontran fort picque et mord [2900]En tant / que deux docteurs en medicine Par non monſtrer du bon remede ſigne A Auſtrigilde enuoya mectre a mort.
§ Chapitre. xuiie.SElon que au vray en rappoꝛte le texte milestoneDurant le cours de ſi eſtrange peſte [2905]Celle Auſtrigilde eſpouſe au roy Gontran Neut le pouoir de reſiſter contre an Si merueilleux / que ne fuſt attrappee Et nonobſtant que la voyant frappee milestoneLe roy fiſt loꝛs de gꝛand ſomme oꝛ donner [2910]Et ſes meilleurs medicins oꝛdonner Pour la penſer / ſi ny eut aſſeurance De gueriſon / nen ſa vie eſperance Dont ſe voyant ia labourer aux traictz Dextremite / par ſes membꝛes retraictz [2915]Pꝛes foꝛcenee en raige et fureur de ire Au roy voulut ceſte parolle dire /. milestoneLe dard moꝛtel / ferre daſpꝛe rigueur Dont ſuys ferue au trauers de mon cueur
Auſtrigilde a ſa mort enhorte Gontran de faire mourir ſes medicins. O cher eſpoux / me rend en la partie [2920] Qui ſus nous cauſe eſtrange departie Loꝛs que viuoye en paſſetemps plaiſans Et nourriſſoye en fleur de ieunes ans Mes appetitz /. Oꝛ voy que ſans demeure Las auiourduy eſt foꝛce que ie meure / [2925] Si milestoneen faueur de loyalle amytie Te plaiſt auoir de moy quelque pitie Apꝛes ma moꝛt / venge moy de ces rogues Traiſtres meurtriers medicins / qui ( par dꝛogues Foꝛtes poyſons / et oꝛdes potions [2930] Dont faictes ont les compoſitions) Me font mourir / Puys que par eulx deſuie Ne leur permectz benefice de vie milestoneMais des le iour de mon dolent treſpas Ie te ſupply quilz paſſent le dur pas [2935] Affin que ceulx / ou eurent aliance Ayent de leur moꝛt pareille doleance Que tu auras / et mes loyaulx amys Voyans mon coꝛps en ſepulture mys §milestoneLe roy trouble pꝛiſt a cueur la querelle [2940]De ceſte femme oultraigeuſe et cruelle Cruelle dis ie / Ainſi nommer la puys Autant que femme auant elle / et depuys /. Celle que moꝛt ia detient a la goꝛge /
Guerres meues en Italie contre lempereur Maurice.Fueił Et qui parolle oultraigeuſe deſgoꝛge [2945]De ſon ſalut ne puys bien eſperer. A lhomme auſſi / ſe doibt impꝛoperer Blaſme foꝛt gꝛand / quant ſentence legiere Donne au pourchatz de langue menſongiere Comme ce roy ſi deſnue de ſens [2950]Qui fiſt mourir les poures innocens A lappetit de ſa femme / en vengeance Que a ſon gꝛief mal neut par eulx allegeance Pour auoir bien et loyaulment ſeruy Leur fut rendu le mal non deſſeruy /. [2955]milestoneQui ſert bon maiſtre en doibt loyer actendꝛe Ceſt aſſez dit / pour le debuoir entendꝛe.
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§Ce qui s'ensuyt : GontranGontran (532 — 30/03/593) Roi des Francs de Bourgogne (561-593)
Saint catholique, roi franc de Bourgogne fort picque et mord, [2900]En tant que deux docteurs en medicine,+ 18 [BnFfr4965] Par non monstrer du bon remede signe+sinne [BnFfr23146] À Austrigilde+Austrigille [BnFfr23146]Austregilde (VIe siècle — ?) Reine des Francs de Bourgogne (565-580)
Femme de Gontran, roi des Francs, envoya mectre à mort.
§ Chapitre xviie+Chapitre xviii me [BnFfr4964]om. [BnFfr4965, BnFfr23146]Chappitre xviiie [Aix419]Chapitre xviiie [BnFfr17274]Chappittre. xviiie. [Cha515]Selon que au vray en rapporte le texte, milestoneDurant le cours de si estrange peste1, [2905]Celle AustrigildeAustregilde (VIe siècle — ?) Reine des Francs de Bourgogne (565-580)
Femme de Gontran, roi des Francs, espouse au roy GontranGontran (532 — 30/03/593) Roi des Francs de Bourgogne (561-593)
Saint catholique, roi franc de Bourgogne N'eut le+plain [BnFfr17274] pouoir de resister contre an Si merveilleux, que ne fust attrappee. Et nonobstant que, la+le [BnFfr17274] voyant frappee, milestoneLe roy fist lors de+à [BnFfr4964, Cha515]om. [BnFfr4965, Aix419, BnFfr23146] grand+grande [BnFfr23146] somme or+d'or [Aix419] donner [2910]Et ses meilleurs medicins ordonner Pour la penser2. Si n'y eut asseurance De guerison n'en sa vie esperance, Dont, se voyant ja labourer aux traictz D'extremité, par ses membres retraictz, [2915]Près forcenee en raige et fureur de ire, Au roy voulut ceste parolle dire : « milestoneLe dard mortel ferré d'aspre rigueur Dont suys ferue au+à [Aix419] travers de mon cueur,
AustrigildeAustregilde (VIe siècle — ?) Reine des Francs de Bourgogne (565-580)
Femme de Gontran, roi des Francs à sa mort enhorte GontranGontran (532 — 30/03/593) Roi des Francs de Bourgogne (561-593)
Saint catholique, roi franc de Bourgogne de faire mourir ses medicins O cher espoux, me rend en la partie [2920] Qui sus nous cause estrange departie, Lors que vivoye en passetemps plaisans+plaisant [BnFfr23146] Et nourrissoye en fleur de jeunes ans Mes appetitz. Or voy que, sans demeure, Las, aujourd'uy est force que je meure. [2925] Si, milestoneen faveur de loyalle amytié3, Te plaist avoir de moy quelque pitié, Aprés ma mort, venge moy de ces rogues, Traistres, meurtriers medicins qui, par drogues, Fortes poysons et ordes potïons [2930] Dont faictes ont les compositïons, Me font mourir. Puysque par eulx desvie, Ne leur permectz benefice de vie ! milestoneMais dès le jour+om. [BnFfr23146] de mon+du myen [BnFfr4965]du mien [Aix419, BnFfr17274, Cha515]mien [BnFfr23146] dolent trespas, Je te supply qu'ilz+qu'il [BnFfr23146] passent le dur pas4, [2935] Affin que ceulx où eurent+auront [BnFfr23146] alïance Ayent de leur mort pareille dolëance Que tu auras, et mes loyaulx amys, Voyans mon corps en sepulture mys5. » §milestoneLe roy, troublé, prist à cueur la querelle [2940]De ceste femme oultraigeuse et crüelle. Cruelle, dis je ? ainsi nommer la puys, Autant que femme avant elle et depuys. Celle que mort ja detient à+en [BnFfr4964] la gorge
Guerres meues en Italie contre l'empereur MauriceFlavius Mauricius Tiberius Augustus (539 — 30/11/602) Empereur romain d'Orient de 582 à 602 Et qui parolle oultraigeuse desgorge+desrogue [BnFfr23146], [2945]De son salut ne puys bien esperer. À l'homme aussi se doibt improperer Blasme fort grand, quant sentence legiere Donne au pourchatz+prouchaz [Cha515] de langue mensongiere, Comme ce+le [BnFfr4965]se [BnFfr23146] roy, si desnué de sens, [2950]Qui fist+faict [BnFfr17274, BnFfr23146] mourir les povres innocens À l'appetit de sa femme, en vengeance, Que à son grief mal n'eut par eulx allegeance. Pour avoir bien et loyaulment servy, Leur fut rendu+vendu [BnFfr4965] le mal non desservy6. [2955]milestoneQui sert bon maistre en doibt loyer actendre7. C'est assez dit pour le debvoir entendre.
Note n°1
Sans prévenir son lecteur,
Cretin reprend ici le fil de l'histoire rapportée au chapitre 15. La
transition est d'autant plus abrute que le terme « peste » n'y est
pas employé (même si le titre courant du fol. 53v évoque « les trois
filz de Chilperich mortz de peste »).
Note n°2
Cretin
présente le recours aux mécecins comme une initiative de Gontran, ce
que ne fait pas Gaguin-Desrey, fol. XVIIIr, qui évoquement
simplement : « l'ayde des medecins ». Les GCF, liv.
III, chap. 12 (vol. 1, p. 272) ne sont pas plus précises quant à
l'origine de l'intervention des « phisiciens ». La subtile
réécriture de Cretin a son importance puisqu'elle associe
implicitement Gontran aux mauvais soins qu'Austregilde dénonce plus
loin.
Note n°3
Cretin transforme Gaguin-Desrey, fol. XVIIIr, où Austregilde
invoque plutôt « la foy de mariage ».
Note n°4
Cretin omet le supplice exact
qu'Austregilde requiert pour les médecins chez Gaguin-Desrey,
fol. XVIIIr : « commande les deux medecins par la fraulde
desquelz je meurs estre decapitez ».
Note n°5
Ce discours
d'Austregilde sert de pendant à celui de Frédégonde dans le
chapitre précédent, mettant en exergue la variété des réactions
face à l'adversité. Cretin amplifie Gaguin-Desrey, fol. XVIIIr
sans véritablement amender l'esprit du discours. À l'endroit
correspondant, les GCF, liv. III, chap. 12 (vol.
1, p. 272) rapportent indirectement une brève prise de parole de
la reine, qui ne réclame pas la tête des médecins : « A son
seigneur se clama des phisiciens de ce que il avoient esté
negligent de li garir, si com ele disoit, et que par leur defaut
l'avoit si forment la maladie seurmontée, que jamais eschaper
n'en povoit. Coment que il fust de la negligence des phisiciens,
ele dist voir, car ele morut de cele maladie. »
Note n°6
Cretin
donne un tour moral à l'épisode, ce que ne fait pas Gaguin-Desrey,
fol. XVIIIr : « Le roy, esmeu de ceste querelle de sa femme, les
funerailles accomplyes, fist mourir les deux innocens medecins. » De
même, les GCF, liv. III, chap. 12 (vol. 1, p. 272) :
« Pour ce, commanda li rois que li phisicien fussent occis, et avant
ormenté de diverses paines. » La condamnation d'Austregilde par
Cretin s'accorde au propos général du livre II de la
Chronique française, dont une bonne partie
rapporte les manœuvres et les malversations de Frédégonde et de
Brunehaut.
Note n°7
Ce proverbe est attesté
: « Qui bon seigneur sert bon loyer en atent » (Joseph Morawski,
Proverbes français antérieurs au XVe siècle, p. 68, numéro 1861).
BnFfr4965
18
BnFfr23146 sinne
BnFfr23146 Austrigille
Non num.
BnFfr4964 Chapitre xviii me
BnFfr4965, BnFfr23146 om.
Aix419 Chappitre xviiie
BnFfr17274 Chapitre xviiie
Cha515 Chappittre. xviiie.
BnFfr17274 plain
BnFfr17274 le
BnFfr23146 grande
Aix419 d'or
Aix419 à
BnFfr23146 plaisant
BnFfr23146 om.
BnFfr23146 qu'il
BnFfr23146 auront
BnFfr4964 en
BnFfr23146 desrogue
Cha515 prouchaz
BnFfr17274, BnFfr23146 faict
BnFfr4965 vendu



Fueił
§Ce qui ſenſuyt. Gontran fort picque et mord [2900]En tant / que deux docteurs en medicine Par non monſtrer du bon remede ſigne A Auſtrigilde enuoya mectre a mort.
§ Chapitre. xuiie.SElon que au vray en rappoꝛte le texte milestoneDurant le cours de ſi eſtrange peſte [2905]Celle Auſtrigilde eſpouſe au roy Gontran Neut le pouoir de reſiſter contre an Si merueilleux / que ne fuſt attrappee Et nonobſtant que la voyant frappee milestoneLe roy fiſt loꝛs de gꝛand ſomme oꝛ donner [2910]Et ſes meilleurs medicins oꝛdonner Pour la penſer / ſi ny eut aſſeurance De gueriſon / nen ſa vie eſperance Dont ſe voyant ia labourer aux traictz Dextremite / par ſes membꝛes retraictz [2915]Pꝛes foꝛcenee en raige et fureur de ire Au roy voulut ceſte parolle dire /. milestoneLe dard moꝛtel / ferre daſpꝛe rigueur Dont ſuys ferue au trauers de mon cueur
Auſtrigilde a ſa mort enhorte Gontran de faire mourir ſes medicins. O cher eſpoux / me rend en la partie [2920] Qui ſus nous cauſe eſtrange departie Loꝛs que viuoye en paſſetemps plaiſans Et nourriſſoye en fleur de ieunes ans Mes appetitz /. Oꝛ voy que ſans demeure Las auiourduy eſt foꝛce que ie meure / [2925] Si milestoneen faueur de loyalle amytie Te plaiſt auoir de moy quelque pitie Apꝛes ma moꝛt / venge moy de ces rogues Traiſtres meurtriers medicins / qui ( par dꝛogues Foꝛtes poyſons / et oꝛdes potions [2930] Dont faictes ont les compoſitions) Me font mourir / Puys que par eulx deſuie Ne leur permectz benefice de vie milestoneMais des le iour de mon dolent treſpas Ie te ſupply quilz paſſent le dur pas [2935] Affin que ceulx / ou eurent aliance Ayent de leur moꝛt pareille doleance Que tu auras / et mes loyaulx amys Voyans mon coꝛps en ſepulture mys §milestoneLe roy trouble pꝛiſt a cueur la querelle [2940]De ceſte femme oultraigeuſe et cruelle Cruelle dis ie / Ainſi nommer la puys Autant que femme auant elle / et depuys /. Celle que moꝛt ia detient a la goꝛge /
Guerres meues en Italie contre lempereur Maurice.Fueił Et qui parolle oultraigeuſe deſgoꝛge [2945]De ſon ſalut ne puys bien eſperer. A lhomme auſſi / ſe doibt impꝛoperer Blaſme foꝛt gꝛand / quant ſentence legiere Donne au pourchatz de langue menſongiere Comme ce roy ſi deſnue de ſens [2950]Qui fiſt mourir les poures innocens A lappetit de ſa femme / en vengeance Que a ſon gꝛief mal neut par eulx allegeance Pour auoir bien et loyaulment ſeruy Leur fut rendu le mal non deſſeruy /. [2955]milestoneQui ſert bon maiſtre en doibt loyer actendꝛe Ceſt aſſez dit / pour le debuoir entendꝛe.
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§Ce qui s'ensuyt : GontranGontran (532 — 30/03/593) Roi des Francs de Bourgogne (561-593)
Saint catholique, roi franc de Bourgogne fort picque et mord, [2900]En tant que deux docteurs en medicine,+ 18 [BnFfr4965] Par non monstrer du bon remede signe+sinne [BnFfr23146] À Austrigilde+Austrigille [BnFfr23146]Austregilde (VIe siècle — ?) Reine des Francs de Bourgogne (565-580)
Femme de Gontran, roi des Francs, envoya mectre à mort.
§ Chapitre xviie+Chapitre xviii me [BnFfr4964]om. [BnFfr4965, BnFfr23146]Chappitre xviiie [Aix419]Chapitre xviiie [BnFfr17274]Chappittre. xviiie. [Cha515]Selon que au vray en rapporte le texte, milestoneDurant le cours de si estrange peste1, [2905]Celle AustrigildeAustregilde (VIe siècle — ?) Reine des Francs de Bourgogne (565-580)
Femme de Gontran, roi des Francs, espouse au roy GontranGontran (532 — 30/03/593) Roi des Francs de Bourgogne (561-593)
Saint catholique, roi franc de Bourgogne N'eut le+plain [BnFfr17274] pouoir de resister contre an Si merveilleux, que ne fust attrappee. Et nonobstant que, la+le [BnFfr17274] voyant frappee, milestoneLe roy fist lors de+à [BnFfr4964, Cha515]om. [BnFfr4965, Aix419, BnFfr23146] grand+grande [BnFfr23146] somme or+d'or [Aix419] donner [2910]Et ses meilleurs medicins ordonner Pour la penser2. Si n'y eut asseurance De guerison n'en sa vie esperance, Dont, se voyant ja labourer aux traictz D'extremité, par ses membres retraictz, [2915]Près forcenee en raige et fureur de ire, Au roy voulut ceste parolle dire : « milestoneLe dard mortel ferré d'aspre rigueur Dont suys ferue au+à [Aix419] travers de mon cueur,
AustrigildeAustregilde (VIe siècle — ?) Reine des Francs de Bourgogne (565-580)
Femme de Gontran, roi des Francs à sa mort enhorte GontranGontran (532 — 30/03/593) Roi des Francs de Bourgogne (561-593)
Saint catholique, roi franc de Bourgogne de faire mourir ses medicins O cher espoux, me rend en la partie [2920] Qui sus nous cause estrange departie, Lors que vivoye en passetemps plaisans+plaisant [BnFfr23146] Et nourrissoye en fleur de jeunes ans Mes appetitz. Or voy que, sans demeure, Las, aujourd'uy est force que je meure. [2925] Si, milestoneen faveur de loyalle amytié3, Te plaist avoir de moy quelque pitié, Aprés ma mort, venge moy de ces rogues, Traistres, meurtriers medicins qui, par drogues, Fortes poysons et ordes potïons [2930] Dont faictes ont les compositïons, Me font mourir. Puysque par eulx desvie, Ne leur permectz benefice de vie ! milestoneMais dès le jour+om. [BnFfr23146] de mon+du myen [BnFfr4965]du mien [Aix419, BnFfr17274, Cha515]mien [BnFfr23146] dolent trespas, Je te supply qu'ilz+qu'il [BnFfr23146] passent le dur pas4, [2935] Affin que ceulx où eurent+auront [BnFfr23146] alïance Ayent de leur mort pareille dolëance Que tu auras, et mes loyaulx amys, Voyans mon corps en sepulture mys5. » §milestoneLe roy, troublé, prist à cueur la querelle [2940]De ceste femme oultraigeuse et crüelle. Cruelle, dis je ? ainsi nommer la puys, Autant que femme avant elle et depuys. Celle que mort ja detient à+en [BnFfr4964] la gorge
Guerres meues en Italie contre l'empereur MauriceFlavius Mauricius Tiberius Augustus (539 — 30/11/602) Empereur romain d'Orient de 582 à 602 Et qui parolle oultraigeuse desgorge+desrogue [BnFfr23146], [2945]De son salut ne puys bien esperer. À l'homme aussi se doibt improperer Blasme fort grand, quant sentence legiere Donne au pourchatz+prouchaz [Cha515] de langue mensongiere, Comme ce+le [BnFfr4965]se [BnFfr23146] roy, si desnué de sens, [2950]Qui fist+faict [BnFfr17274, BnFfr23146] mourir les povres innocens À l'appetit de sa femme, en vengeance, Que à son grief mal n'eut par eulx allegeance. Pour avoir bien et loyaulment servy, Leur fut rendu+vendu [BnFfr4965] le mal non desservy6. [2955]milestoneQui sert bon maistre en doibt loyer actendre7. C'est assez dit pour le debvoir entendre.
Note n°1
Sans prévenir son lecteur,
Cretin reprend ici le fil de l'histoire rapportée au chapitre 15. La
transition est d'autant plus abrute que le terme « peste » n'y est
pas employé (même si le titre courant du fol. 53v évoque « les trois
filz de Chilperich mortz de peste »).
Note n°2
Cretin
présente le recours aux mécecins comme une initiative de Gontran, ce
que ne fait pas Gaguin-Desrey, fol. XVIIIr, qui évoquement
simplement : « l'ayde des medecins ». Les GCF, liv.
III, chap. 12 (vol. 1, p. 272) ne sont pas plus précises quant à
l'origine de l'intervention des « phisiciens ». La subtile
réécriture de Cretin a son importance puisqu'elle associe
implicitement Gontran aux mauvais soins qu'Austregilde dénonce plus
loin.
Note n°3
Cretin transforme Gaguin-Desrey, fol. XVIIIr, où Austregilde
invoque plutôt « la foy de mariage ».
Note n°4
Cretin omet le supplice exact
qu'Austregilde requiert pour les médecins chez Gaguin-Desrey,
fol. XVIIIr : « commande les deux medecins par la fraulde
desquelz je meurs estre decapitez ».
Note n°5
Ce discours
d'Austregilde sert de pendant à celui de Frédégonde dans le
chapitre précédent, mettant en exergue la variété des réactions
face à l'adversité. Cretin amplifie Gaguin-Desrey, fol. XVIIIr
sans véritablement amender l'esprit du discours. À l'endroit
correspondant, les GCF, liv. III, chap. 12 (vol.
1, p. 272) rapportent indirectement une brève prise de parole de
la reine, qui ne réclame pas la tête des médecins : « A son
seigneur se clama des phisiciens de ce que il avoient esté
negligent de li garir, si com ele disoit, et que par leur defaut
l'avoit si forment la maladie seurmontée, que jamais eschaper
n'en povoit. Coment que il fust de la negligence des phisiciens,
ele dist voir, car ele morut de cele maladie. »
Note n°6
Cretin
donne un tour moral à l'épisode, ce que ne fait pas Gaguin-Desrey,
fol. XVIIIr : « Le roy, esmeu de ceste querelle de sa femme, les
funerailles accomplyes, fist mourir les deux innocens medecins. » De
même, les GCF, liv. III, chap. 12 (vol. 1, p. 272) :
« Pour ce, commanda li rois que li phisicien fussent occis, et avant
ormenté de diverses paines. » La condamnation d'Austregilde par
Cretin s'accorde au propos général du livre II de la
Chronique française, dont une bonne partie
rapporte les manœuvres et les malversations de Frédégonde et de
Brunehaut.
Note n°7
Ce proverbe est attesté
: « Qui bon seigneur sert bon loyer en atent » (Joseph Morawski,
Proverbes français antérieurs au XVe siècle, p. 68, numéro 1861).
BnFfr4965
18
BnFfr23146 sinne
BnFfr23146 Austrigille
Non num.
BnFfr4964 Chapitre xviii me
BnFfr4965, BnFfr23146 om.
Aix419 Chappitre xviiie
BnFfr17274 Chapitre xviiie
Cha515 Chappittre. xviiie.
BnFfr17274 plain
BnFfr17274 le
BnFfr23146 grande
Aix419 d'or
Aix419 à
BnFfr23146 plaisant
BnFfr23146 om.
BnFfr23146 qu'il
BnFfr23146 auront
BnFfr4964 en
BnFfr23146 desrogue
Cha515 prouchaz
BnFfr17274, BnFfr23146 faict
BnFfr4965 vendu
Note n°1
Sans prévenir son lecteur,
Cretin reprend ici le fil de l'histoire rapportée au chapitre 15. La
transition est d'autant plus abrute que le terme « peste » n'y est
pas employé (même si le titre courant du fol. 53v évoque « les trois
filz de Chilperich mortz de peste »).
Note n°2
Cretin
présente le recours aux mécecins comme une initiative de Gontran, ce
que ne fait pas Gaguin-Desrey, fol. XVIIIr, qui évoquement
simplement : « l'ayde des medecins ». Les GCF, liv.
III, chap. 12 (vol. 1, p. 272) ne sont pas plus précises quant à
l'origine de l'intervention des « phisiciens ». La subtile
réécriture de Cretin a son importance puisqu'elle associe
implicitement Gontran aux mauvais soins qu'Austregilde dénonce plus
loin.
Note n°3
Cretin transforme Gaguin-Desrey, fol. XVIIIr, où Austregilde
invoque plutôt « la foy de mariage ».
Note n°4
Cretin omet le supplice exact
qu'Austregilde requiert pour les médecins chez Gaguin-Desrey,
fol. XVIIIr : « commande les deux medecins par la fraulde
desquelz je meurs estre decapitez ».
Note n°5
Ce discours
d'Austregilde sert de pendant à celui de Frédégonde dans le
chapitre précédent, mettant en exergue la variété des réactions
face à l'adversité. Cretin amplifie Gaguin-Desrey, fol. XVIIIr
sans véritablement amender l'esprit du discours. À l'endroit
correspondant, les GCF, liv. III, chap. 12 (vol.
1, p. 272) rapportent indirectement une brève prise de parole de
la reine, qui ne réclame pas la tête des médecins : « A son
seigneur se clama des phisiciens de ce que il avoient esté
negligent de li garir, si com ele disoit, et que par leur defaut
l'avoit si forment la maladie seurmontée, que jamais eschaper
n'en povoit. Coment que il fust de la negligence des phisiciens,
ele dist voir, car ele morut de cele maladie. »
Note n°6
Cretin
donne un tour moral à l'épisode, ce que ne fait pas Gaguin-Desrey,
fol. XVIIIr : « Le roy, esmeu de ceste querelle de sa femme, les
funerailles accomplyes, fist mourir les deux innocens medecins. » De
même, les GCF, liv. III, chap. 12 (vol. 1, p. 272) :
« Pour ce, commanda li rois que li phisicien fussent occis, et avant
ormenté de diverses paines. » La condamnation d'Austregilde par
Cretin s'accorde au propos général du livre II de la
Chronique française, dont une bonne partie
rapporte les manœuvres et les malversations de Frédégonde et de
Brunehaut.
Note n°7
Ce proverbe est attesté
: « Qui bon seigneur sert bon loyer en atent » (Joseph Morawski,
Proverbes français antérieurs au XVe siècle, p. 68, numéro 1861).
BnFfr4965
18
BnFfr23146 sinne
BnFfr23146 Austrigille
Non num.
BnFfr4964 Chapitre xviii me
BnFfr4965, BnFfr23146 om.
Aix419 Chappitre xviiie
BnFfr17274 Chapitre xviiie
Cha515 Chappittre. xviiie.
BnFfr17274 plain
BnFfr17274 le
BnFfr23146 grande
Aix419 d'or
Aix419 à
BnFfr23146 plaisant
BnFfr23146 om.
BnFfr23146 qu'il
BnFfr23146 auront
BnFfr4964 en
BnFfr23146 desrogue
Cha515 prouchaz
BnFfr17274, BnFfr23146 faict
BnFfr4965 vendu