Par ce jeu de mot qui fait de l'homme la
proie de la chasse, Cretin s'amuse d'un passe-temps apprécié de
François Ier.
L'idée que Chilpéric cherchait à découvrir quelque
chose qu'il aurait mieux valu ne pas savoir est une appréciation de
Cretin. [Nicolas de La Chesnaye], Les Grandes Chroniques, fol.
XXv et les GCF, liv. III, chap. 19 (vol. 1, p. 311)
ne font allusion à rien de semblable.
Cretin introduit la suspicion dès ce point du récit
en signalant que Frédégonde se trouve dans une « chambre seconde »,
alors que la reine dispose évidemment d'appartements privés. [La
Chesnaye], Les Grandes Chroniques, fol. XXv dit : «
entrant en la chambre de Fredegonde » ; et les GCF,
liv. III, chap. 19 (vol. 1, p. 311) : Chilpéric « entra si coiement
en la chambre où ele [Frédégonde] estoit »
Cretin ne précise
pas, à l'inverse de ses deux sources principales, que Frédégonde ne
regarde pas d'où vient le coup avant de parler. [Nicolas de La Chesnaye],
Les Grandes Chroniques, fol. XXv : « Duquel coup
la royne ne se tourna de l'aultre costé pour congnoistre celluy qui
se jouoit, mais souspeçonnant que c'estoit Landry, lequel avoit le
gouvernement du palais, luy dist : [...] » ; GCF,
liv. III, chap. 19 (vol. 1, p. 311) : « ele ne se retourna pas por
lui regarder, care elle cuida certainement que ce feust uns autres.
Lors dist : [...] ».
Le silence de
Chilpéric est une précision que seul donne Cretin. Tant [La
Chesnaye], Les Grandes Chroniques, fol. XXv que les
GCF, liv. III, chap. 19 (vol. 1, p. 311) passent
immédiatement au soupçon et à la jalouse.
Cretin
emprunte ce titre à [Nicolas de La Chesnaye], Les Grandes
Chroniques, fol. XXv : « Landry, lequel avoit le
gouvernement du palais ». Les GCF, liv. III, chap. 19
(vol. 1, p. 311) sont plus latinisantes : « Cil Landriz estoit quens
du palais et li graindres de la maison ».
Il
rendait la pareille au roi (« faire de tel pain soupe » est une
expression attestée).
Cretin
suppose que Frédégonde a eu connaissance de sa méprise. Il reproduit
ainsi [Nicolas de La Chesnaye], Les Grandes Chroniques, fol.
XXv, qui n'est pas plus explicite : « Fredegonde, au departement du
roy, le sentit offensé par ses parolles. » Les GCF,
liv. III, chap. 19 (vol. 1, p. 312) se montrent plus soucieuses de
maintenir le fil narratif : « Fredegonde perçut bien que ce ot esté
li rois et que il n'ot pas portée de bon cuer la parole qu'ell ot
dite ».
La présence de cette intermédiaire est
une originalité de Cretin.
La rime associant
« le dard qui mord » avec le substantif ou
l'adjectif « mort » est un lieu commun de la poésie
(que l'on songe à la devise de Clément Marot : « la Mort
n'y mord »). Cela suggère que les événements relatés
par Cretin ne sont pas tant travaillés dans une perspective
morale que divertissante. L'adultère et la ruse des amants
constitue d'ailleurs un sujet commun à bien des fabliaux ou
nouvelles.
Cretin insiste sur
le fait que l'adultère a été commis à l'initiative de
Frédégonde, ce que n'indiquent pas [Nicolas de La Chesnaye], Les
Grandes Chroniques, fol. XXv (« avecques elle avoit
Landry fait coustume d'amour illicite ») et encore moins les
GCF, liv. III, chap. 19 (vol. 1, p. 311), qui
ne caractérisent pas explicitement les relations de Frédégonde
et de Landry, mais précisent que celui-ci « le roi honissoit de
sa fame et li maintenoit en avoutire ».
Selon son habitude, Cretin
amplifie les prises de parole de Frédégonde par rapport à ce
qu'il trouve dans ses deux sources
principales.
Cretin développe
considérablement la description de l'état de Landry par rapport à ce
qu'il trouve chez [Nicolas de La Chesnaye], Les Grandes
Chroniques, fol. XXv : « Landry, troublé en son
couraige, pensoit ja estre mort, et cuydoit comme ja prins estre
empoigné pour mort souffrir, lequel Fredegonde voyant fremir oultre
qu'il n'est decent a couraige virille : “Landry [...].” » Il se
souvient également de la caractérisation en forme d'anticipation que
[Nicolas de La Chesnaye], Les Grandes Chroniques, fol. XXv dit
un peu plus haut, au moment où Frédégonde faire quérir Landry : «
femme très excellente en meurdres et homicides osa essayer ce
memorable crime ». Cretin ne paraît pas s'être ici inspiré du compte
rendu des GCF, liv. III, chap. 19 (vol. 1, p. 312),
qui s'étendent davantage sur la détresse de Landry : « Mout fu
Landriz esbahiz quant il oy ce ; lors conmença à recorder et à
reciter ses meffez à lui meismes à grant doleur de cuer. Li
aguillons de conscience le poingnoit mout aigrement : il ne veioit
lieu où il peust fouir ne comment il peust eschaper ; il sembloit
que il feust pris et tenuz aussi comme li poissons est en la rois.
Forment prist à gemir et à soupirer et à dire : “Helas maleureus !
pourquoi ajorna hui cist jours ouquel je sui cheuz en si grant
amertume de cuer ? laz cheitiz, je sui tourmentez en ma conscience ;
je ne sai que je puisse faire ne où je puisse vertir ne tourner.”
Lors, li dist Fredegonde [...]. »
Cretin développe le stratagème de Frédégonde qu'il reprend à
[Nicolas de La Chesnaye], Les Grandes Chroniques, fol. XXv :
« “Landry, dist elle, une chose est qui nous delivrera de peril.
Chilperic est coustumier de grant nuyt retourner de la chace à
l'hostel. Fay doncques diligemment. Va et les plus grans
meurdriers vicieux et criminelz que trouver pourras. Par dons et
pecune sollicite de tuer soubdainement Chilperic, quant par
l'obscurité de la nuyt descendra de son cheval. Par ce moyen, la
mort surmonterons, et du royaulme jouyrons.” » Il est possible
que Cretin se soit également inspiré, en particulier pour la
fin, du passage équivalent dans les GCF, liv.
III, chap. 19 (vol. 1, p. 312-313) : « “Escoute, Landri, si
orras ce que je vueill que tu faces, qui proufitable nous sera.
Quant il vendra, sempres tout tart, si comme il a de coustume
que il vient par nuit aucune foiz, garde que tu aies apareilliez
homicides, et que tu faces tant vers aus par grans dons que il
vueillent mettre leur vie en perill, si que tantost conme il
sera descenduz que il l'ocient de coutieus. Quant ce sera fait,
nous serons asseuré de la mort et regnerons entre nous et nostre
filz Clothaire.” »
Cette transition est de Cretin et ne se trouve pas
chez [Nicolas de La Chesnaye], Les Grandes Chroniques, fol. XXv
(« Suyvant Landry le conseil de la royne, mist les meurdriers au
guet ») et dans les GCF, liv. III, chap. 19 (vol. 1,
p. 313), qui disent seulement : « Landriz loa mout ce conseill ; il
se porvut de son afaire. »
Ce détail ne
vient pas de [Nicolas de La Chesnaye], Les Grandes Chroniques,
fol. XXv mais probablement des GCF, liv. III, chap.
19 (vol. 1, p. 313) : « cil qui avoec lui [Chilpéric] furent venu si
n'entendirent pas à lui, ains alerent l uns ça et li autres là, si
comme coustume est de chaceeurs. »
Omettant, de façon un peu étrange, de donner le nom
du neveu en question, Cretin paraît ici plus proche des
GCF, liv. III, chap. 19 (vol. 1, p. 313) : « Lors
conmencierent cil meismes qi ocis l'avoient à crier : “Hai ! hai !
mors est li rois. Childebers ses nies l'a fait occirre par ses
espies, qui maintenent tournerent en fuie que il l'orent occis.” »
Il corrige ainsi [Nicolas de La Chesnaye], Les Grandes
Chroniques, fol. XXv, qui se méprend sur la nature du
lien familial entre Chilpéric et Childebert : « L'homicide commis,
cryoient que Chilperic estoit occis et comme innocens et ignorans de
cestuy homicide, disoient à haulte voix que Childebert avoit tué son
pere. »
Il
est difficile de déterminer laquelle de ses deux sources principales
Cretin privilégie ici, même si son récit légèrement plus ample
rappelle davantage les GCF, liv. III, chap. 19 (vol.
1, p. 313) : « Tuit retornerent en la place où li rois isoit mors ;
quant il oïrent le cri, aucun monterent sus leur chevaus et
conmencierent à chacier ceus que il ne veioient pas. Quant il orent
une piece chacié ceus que il ne trouvassent pas legierement, il
retournerent arrieres. » [Nicolas de La Chesnaye], Les Grandes
Chroniques, fol. XXv : « Les officiers de la maison du
roy, montez dessus chevaulx en vain couroient çà et là pour prendre
les homicides. »
Comme.
L'opposition de la bouche et du cueur est proverbiale quand il
s'agit de dénoncer l'hypocrisie. Voir par exemple Alain Chartier,
« La bouche prononce les paroles, mais Dieu regarde le
coeur » (Le Livre d'Espérance, éd. François
Rouy, Paris, Champion, 1989, p. 164) ou encore la première devise de
Clément Marot, qui revendique la sincérité, « de bouche et de
cueur ».
Tous les
écarts de Cretin vis-à-vis de ses sources visent à rendre plus
vivant et plus plaisant son récit : ajout de détails
circonstanciels, de personnages types (la demoiselle de Frédégonde,
les « gens de care » et marchands), amplification des lamentations
de Frédégonde et de la description pathétique de Landry. Le souci de
Cretin pour le placere de sa
Chronique est indéniable ; il prépare d'autant
mieux, par contraste, le docere
qui suit.
Matthieu 26 : 52 : « Alors Jésus lui
dit : Remets ton épée à sa place ; car tous ceux qui prendront
l'épée périront par l'épée. »
Les réactions de Frédégonde et Landry, ainsi que la
déploration qui suit et la morale sur la violence, sont entièrement
de Cretin et rien ne leur correspond dans ses deux sources
principales.
Cretin, qui
renvoie ici au topos cicéronien de l'histoire comme « école de la
vie », De Oratore, II, 36, prépare son lecteur à un
jugement global de l'action de Chilpéric qu'il trouve chez [La
Chesnaye], Les Grandes Chroniques, fol. XXv et dans
les GCF, liv. III, chap. 19 (vol. 1, p.
314-315).
Cretin,
à l'inverse de ses deux sources principales, aborde la discussion
dans les termes du salut.
Ces mots trahissent une parenté forte avec [La
Chesnaye], Les Grandes Chroniques, fol. XXv : « Par
tant miserable yssue de vie, laissa Chilperic le royaulme
».
Ce détail est inspiré des
GCF, liv. III, chap. 19 (vol. 1, p. 314) : « Hons
fu plains de si grant presumption, que il cuidoit esrte plus sages
que tuit cil qui furent de son tems. »
Cretin reprend aux
GCF, liv. III, chap. 19 (vol. 1, p. 314) un
élément qui figure dans ses deux sources principales : « Il compila
II livres aussi comme Sedules avoit fait ; par vers estoient cil
livre baillié. Les sillabes brieves estoient mises pour longues et
les longues pour brieves ; autres traitiez fist assez qui ne pooient
estre receu, ne ne devoient pas nule raison ; pour ce furent osté et
effacié de toute memoire d'onme après sa mort. » [Nicolas de La Chesnaye],
Les Grandes Chroniques, fol. XXv : « Il avoit
escript je ne sçay quelz livres par vers mal acoustrez, et plusieurs
aultres, lesquelz contenans chose cruelle et inique furent par
saiges gens totallement destruitz et exterminez. »
Cretin ramasse en une phrase les
critiques qu'il trouve dans les GCF, liv. III, chap.
19 (vol. 1, p. 314) : « Les eglises et les abaïes avoit en trop
grant haine, dont il disoit aucune foiz devant touz quant il seioit
en son palais : “Toutes nos richeces descendent à sainte Eglise ;
clerc et prelat regnent et sont honoré sus toutes autres gens”. »
[Nicolas de La Chesnaye], Les Grandes Chroniques, fol. XXv parle
d'un « haisseur des esglises, irriseur et despriseur de l'ordre
ecclesiasticque ».
GCF,
liv. III, chap. 19 (vol. 1, p. 315) : « L'en porroit plainement dire
que il n'aima onques nullui parfaitement, ne de nului ne fu onques
parfaitement amez. » [Nicolas de La Chesnaye], Les Grandes
Chroniques, fol. XXv : « comme il ne gardoit et
entretenoit aucun bon amy, aussi nul amy luy fut. »
Cretin
élargit la portée de la critique précise que ses deux sources
principales transmettent. GCF, liv. III, chap. 19
(vol. 1, p. 314) : « En son temps furent poi de genz clers mis en
eveschiez ; volentiers contredisoit les eglises à ceus qui
nouvelement estoient convertis en la foy. » [Nicolas de La Chesnaye],
Les Grandes Chroniques, fol. XXv : « lequel a
tousjours plus prisé et reputé les nouveaulx convertiz à la foy que
ceulx lesquelz longue et continuelle religion louoit, à ceulx là
donnant eglises et benefices et à ceulx cy peu faisant de service.
»
Ces reproches sont de Cretin.
GCF, liv. III, chap. 19 (vol. 1, p. 314) : « Les
quereles des povres gens ne lessoit pas legierement venir devant
lui. » [Nicolas de La Chesnaye], Les Grandes Chroniques, fol.
XXv : « dejecteur des povres ».
Ce reproche paraît une redite des v.
3935-3937.
Cretin résume et renforce les GCF,
liv. III, chap. 19 (vol. 1, p. 314) : « Des prestres et des
menistres de sainte Eglise se gaboit et les avoit tournez en
escharnissemenz. » [Nicolas de La Chesnaye], Les Grandes
Chroniques, fol. XXv : « irriseur et despriseur de
l'ordre ecclesiasticque ».
Ces derniers griefs sont de la plume de
Cretin.
Cretin ponctue son
énumération des vices de Chilpéric par une interrogation rhétorique
qui rappelle celle des GCF, liv. III, chap. 19 (vol.
1, p. 314-315) : « Porquoi raconteriens plus de ses teiches ? » [La
Chesnaye], Les Grandes Chroniques, fol. XXv est
pareillement pressé d'en finir : « Mais il me plaist de laisser
Chilperic derriere ».
Cretin
doit revenir en arrière pour rendre compte de l'enterrement de
Chilpéric, relaté avant l'appréciation de son action chez [La
Chesnaye], Les Grandes Chroniques, fol. XXv : « Lors
Mardulphe, evesque de Senlis, avoit quelque affaire en court,
lequel, le roy mort, l'ensevelit et mis en une nasselle sur la
ryviere. Le fist porter à l'eglise Sainct Germain des Préz que
cestuy roy avoit fait construyre et ediffier, ou l'on voyt aussi à
present son sepulchre. » Les GCF, liv. III, chap. 19
(vol. 1, p. 314) contiennent un récit à peu près identique mais où
le nom de l'abbaye n'est pas mis à jour : « En sepoulture fu mis en
l'eglise Saint Vincent, dehors les murs de Paris, où il avoit donné
mout de pocessions et de franchises. »
En
historiographe de son temps, Cretin s’évertue à indiquer que ses
sources sont les plus proches, chronologiquement, des faits
considérés (puisqu’il s’agit de l’épitaphe du roi, donc a priori
texte gravé sur son tombeau) et qu’il les a obtenues de première
main (puisque le tombeau « contient », au présent, l’épigramme
ci-dessous reportée). Pourtant, le quatrain qui suit est bien de son
invention, à partir de données fournies par [Nicolas de La Chesnaye],
Les Grandes Chroniques… (voir note source, v.
3970).
Le quatrain de rimes suivies qui
suit est composé d’alexandrins, un vers encore peu usité
en France, mais qui connaît quelque essor notamment dans
l’écriture des épitaphes et chez les indiciaires
bourguignons (voir Olivier Halévy, La vie d’une
forme : l’alexandrin renaissant (1452-1573),
thèse de doctorat réalisée sous la direction de Francis
Goyet, Université Stendhal, 2003). En particulier, les
quatrains d’alexandrins avec rimes brisées (qui peuvent
donc également se lire comme des huitains d’hexasyllabes
en rimes croisées) sont caractéristiques de certaines
chroniques en vers bourguignonnes, telles que La
recollection des merveilleuses advenues de
Chastelain et Molinet, mais aussi la Chronique
Abrégée de Nicaise Ladam. À proprement
parler, ce quatrain n’est pas vraiment une épitaphe,
laquelle se caractérise par le récit de la vie du défunt
ou une mise en garde aux passants sur la vanité de
l’existence, souvent faite à la première personne. Deux
vers plus haut, Cretin qualifie ce quatrain d’ «
épigramme » (v. 3965), un terme alors très récent,
importé de la poésie antique, aux connotations par
conséquent plutôt nobles et modernes. Définie pour la
première fois par Thomas Sébillet en 1548, l’épigramme
est en effet absente des traités de seconde rhétorique
du XVe siècle qui
s’emploient plus volontiers à décrire huitains et
dizains. La parenté entre ces formes est pourtant telle
que Clément Marot intitulera certains de ceux-ci du nom
de celles-là, dans la réorganisation de ses
Œuvres de 1538, qui comprennent alors
deux livres d’Epigrammes (voir Guillaume
Berthon, L’intention du poète. Clément Marot «
autheur », Paris, Classiques Garnier, 2014).
Se caractérisant souvent par un bon mot, ou une pointe,
l’épigramme s’avère efficace pour planter dans l’esprit
du lecteur une formule qui pourra lui servir de guide
dans ses jugements : que François Ier abhorre Chilpéric. Par
conséquent, Cretin semble s’ingénier, par cette épitaphe
en alexandrins qu’il nomme également « epigramme », à
rivaliser avec les indiciaires bourguignons tout en
soulignant la modernité de son entreprise métrique et en
rappelant sa vocation mnémotechnique. Cette épitaphe (ou
épigramme) n’aura pourtant pas de fortune dans la
Chronique française, où cette forme
demeure un hapax. Cependant, elle a peut-être inspiré un
autre Rhétoriqueur, dont la carrière en est alors à ses
débuts. En effet, Jean Bouchet, lecteur de Cretin (à en
croire les mentions qu’il en fait), publie en 1528
Les Anciennes et modernes genealogies des
roys de France, qui reprend les épitaphes
initialement prévues pour un projet d’Annales et
épitaphes des roys de France remontant à
1518, soit peu après la rédaction probable de ce livre
II de la Chronique française (voir
Jennifer Britnell, Jean Bouchet,
Edinburgh University Press for the University of Durham,
1986).
Cretin clôture ce
chapitre comme [Nicolas de La Chesnaye], Les Grandes
Chroniques, fol. XXv le sien : « Tant seullement
[Chilpéric] porta grant honneur et reverence à Germain,
evesque de Paris, le sepulchre duquel jugea digne d'ungne
subscription et epytaphe par luy composé : “Quiconques donc
viendra estre bon et suffisant à gouverner la chose
publicque, à bonne et juste cause devra en horreur avoir
l'engin et les meurs de Chilperic.” »